Après le drame qui a touché les écoles Furaha et Ujamaa, le ministère de l’Éducation veut documenter les dégâts et maintenir les apprentissages.

L’incendie du 10 septembre à Bukavu a frappé deux établissements scolaires et provoqué un lourd bilan humain. Selon les sources hospitalières citées par Radio Okapi, 29 enfants sont morts. Le ministère de l’Éducation nationale annonce un état des lieux et cherche des solutions pour assurer la continuité des cours.

Bukavu : deux écoles frappées par un incendie meurtrier

Le feu s’est déclaré jeudi 10 septembre à Funu, dans la ville de Bukavu. Les écoles Furaha et Ujamaa ont été touchées alors que les élèves se trouvaient sur place.

Le bilan a évolué au fil des heures. Le ministère faisait état d’au moins 17 morts dans son premier communiqué. Les sources hospitalières rapportées ensuite par Radio Okapi ont porté le bilan provisoire à 29 morts.

L’origine du sinistre reste inconnue. Selon le ministère, une enquête rigoureuse et indépendante doit établir les circonstances du drame. Cette information n’a pas encore pu être établie indépendamment.

Face aux destructions, Raïssa Malu a instruit les services de son ministère d’établir un bilan documenté des établissements touchés. Ils doivent aussi identifier les besoins des élèves, des enseignants et des communautés scolaires.

Le ministère veut ensuite travailler avec les acteurs éducatifs et humanitaires sur les mesures d’assistance et la continuité des apprentissages. « Aucun enfant congolais n’est en dehors de la République », affirme le communiqué ministériel.

Cette réponse dépasse donc la seule urgence humanitaire. Elle pose une question de sécurité scolaire : comment protéger les enfants tout en maintenant leur accès à l’éducation dans une ville déjà fragilisée ?

Une série d’incendies fragilise davantage les écoles

Le drame survient après plusieurs incendies à Bukavu. Selon Radio Okapi, l’incendie du 2 au 3 septembre avait déjà privé plus de 500 élèves de l’école primaire Uhuru et de l’Institut Fariala de leurs locaux. Un autre sinistre avait touché le quartier Nkafu.

À cela s’ajoute l’incendie du marché de Kadutu, le 6 septembre, qui a affecté des dizaines d’opérateurs économiques. La répétition de ces sinistres accroît la pression sur les familles et les services essentiels.

John Dewey écrivait que « l’éducation n’est pas une préparation à la vie ; l’éducation est la vie elle-même ». Cette pensée éclaire l’enjeu de Bukavu : après une catastrophe, reconstruire l’école signifie aussi préserver une continuité sociale.

Le véritable enjeu : reconstruire sans exposer

Le ministère doit désormais passer de l’urgence au diagnostic, puis du diagnostic aux solutions. La priorité sera de sécuriser les établissements touchés et d’offrir aux élèves des alternatives crédibles.

Dans une ville sous contrôle de l’AFC-M23 depuis 2025, cette question prend une dimension supplémentaire. La sécurité des infrastructures civiles et l’accès aux services essentiels restent liés au contexte général d’instabilité dans l’Est congolais.

Le véritable enjeu n’est donc plus seulement de reconstruire les écoles détruites. Il est de garantir que leur réouverture ne reproduise pas les mêmes vulnérabilités.

Votre avis nous intéresse. Réagissez et participez au débat dans l’espace « Laisser un commentaire ».

Okapi / VFI7, voltefaceinfos7.com

Jésus-Christ t’aime

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *