Le gouvernement de la République démocratique du Congo affirme sa volonté de consolider la stabilité macroéconomique dans le cadre du programme triennal conclu avec le Fonds monétaire international, notamment à travers la maîtrise des dépenses publiques et de la masse salariale.
La rigueur budgétaire comme langage diplomatique
Lors d’un échange avec l’administrateur du groupe Afrique III du FMI, le gouvernement congolais, représenté par la Judith Suminwa Tuluka, a rassuré sur la mobilisation des ressources internes et la maîtrise des dépenses publiques. L’engagement vise particulièrement la régulation de la masse salariale dans une logique de soutenabilité financière.
La fiscalité, nouveau moteur de souveraineté économique
Les discussions techniques avec le FMI portent sur l’amélioration de la mobilisation des recettes domestiques et la rationalisation du système fiscal national. L’objectif est de renforcer l’autonomie budgétaire du pays, conformément aux orientations du programme appuyé par la Facilité élargie de crédit du FMI et la Facilité pour la résilience et la durabilité du FMI.
L’économie sous l’ombre des défis géopolitiques
Les échanges ont également abordé la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC ainsi que les incertitudes de l’environnement international, facteurs pouvant influencer la trajectoire du programme économique.
Stabiliser pour croître
Selon l’administrateur du FMI Régis O. N’sonde, la RDC a enregistré des progrès reconnus par le Conseil d’administration du fonds, mais les efforts doivent se poursuivre pour répondre aux besoins de financement du développement.
Entre discipline financière et ambition de croissance, la RDC cherche un équilibre stratégique. Comme l’écrivait John Maynard Keynes, « à long terme, nous serons tous morts », rappelant l’urgence d’agir aujourd’hui pour construire la prospérité de demain.
ACACP / VF7, via voltefaceinfos7.com