RDC : Inclusion scolaire des enfants autistes, pression maximale sur le Parlement pour une loi historique

Réunis à Kinshasa du 15 au 16 avril lors du Grand Salon de l’autisme organisé par le centre Never Limit Children (NLC), experts, éducateurs et familles ont plaidé pour une loi imposant l’inclusion scolaire des enfants atteints de troubles du spectre de l’autisme (TSA). Dans un contexte de stigmatisation persistante, ils exigent une réforme urgente du système éducatif congolais afin de garantir une scolarisation adaptée, inclusive et encadrée pour des milliers d’enfants encore marginalisés.

Autisme, silence brisé, vérité révélée

Dans une salle vibrante d’engagement, le tabou a été fissuré. L’autisme, trop longtemps relégué aux marges de l’incompréhension sociale, s’impose comme une réalité à embrasser. « L’autisme n’est pas une fatalité », ont martelé les intervenants, appelant à déconstruire les mythes tenaces. Ici, la parole devient levier, la science antidote aux croyances.

Parlement sous pression, loi en gestation

Au cœur des attentes : une loi. Une exigence claire, presque vitale. Mado Madiya Fikula, présidente du NLC, a lancé un appel direct : « Nous souhaitons que les parlementaires adoptent une loi favorisant l’inclusion des enfants autistes dans les structures ordinaires. » Dans un pays où l’autisme peut encore briser des familles, l’enjeu dépasse l’école : il touche à la dignité.

École à réinventer, pédagogie à humaniser

Les recommandations tracent une refonte ambitieuse : classes inclusives, pédagogies individualisées, formation continue des enseignants, équipes pluridisciplinaires. « Il faut une école qui s’adapte à l’enfant, et non l’inverse », a insisté un expert. L կրթation devient architecture vivante, pensée pour chaque singularité.

Familles debout, société interpellée

Parents, enseignants, leaders communautaires : tous sont appelés à entrer dans la danse de l’inclusion. Le diagnostic précoce, l’accompagnement structuré et la sensibilisation collective sont érigés en piliers. « L’autisme n’est pas une malédiction », a rappelé Mado Madiya Fikula, dénonçant les dérives culturelles liant encore ce trouble à la sorcellerie.

Le Salon de Kinshasa sonne comme un tournant. Face à l’urgence, les acteurs réclament une action politique concrète. « Ne pas inclure, c’est exclure à vie », prévient un participant.  À l’image de Maria Montessori, « l’éducation est une aide à la vie » : en RDC, elle pourrait enfin devenir un droit pleinement partagé.

Didier BOFATSHI

7 sur 7 / VFI7, voltefaceinfos7.com

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