Kinshasa rocade Sud-Ouest : le pont Mfuti achevé, l’infrastructure bascule en phase d’accélération majeure

Fait majeur à Kinshasa : la pose des poutres en T du pont Mfuti, composante stratégique de la rocade Sud-Ouest, est achevée. Porté par SISC, exécuté par CREC8 et financé par Sicomines, le chantier a permis d’installer 28 poutres de 82 tonnes en 18 jours, dans un contexte urbain contraint. Cette avancée clé accélère la superstructure des ouvrages d’art et s’inscrit dans une réponse structurelle à la congestion chronique et aux besoins croissants de mobilité.

Le seuil franchi

Le 15 avril, la dernière poutre en T a été posée, marquant l’achèvement d’une séquence critique. Le pont Mfuti devient ainsi le premier ouvrage du tracé à atteindre ce niveau de complétude. « Cette étape valide la robustesse de notre planification et la fiabilité de notre exécution », déclare un cadre de SISC.

Performance sous contrainte

Depuis le 29 mars, les opérations ont été conduites sous fortes exigences techniques : coordination fine des équipements, sécurisation des levages lourds, contrôle qualité continu. Résultat : 28 éléments de 82 tonnes posés en moins de trois semaines. « La contrainte a été notre standard ; la maîtrise, notre réponse », résume un responsable de CREC8.

Effet d’entraînement immédiat

Ce jalon déclenche une reconfiguration opérationnelle du chantier. La finalisation du pont Mfuti libère les fronts de travail et permet un déploiement simultané des équipes sur d’autres ouvrages. « Nous entrons dans une phase d’accélération systémique », indique un coordinateur technique.

Impact urbain structurant

Au-delà du chantier, l’enjeu est métropolitain. La rocade Sud-Ouest vise à redistribuer les flux, désengorger les axes centraux et améliorer la connectivité périphérique. « Cette infrastructure est une réponse directe à la pression urbaine de Kinshasa », souligne un représentant du projet.

 L’achèvement de cette étape intermédiaire consacre une capacité d’exécution alignée sur les standards internationaux et renforce la crédibilité du projet. « Une infrastructure réussie est celle qui anticipe la ville de demain », affirme un ingénieur. Et comme le rappelait Paul Valéry : « L’avenir n’est pas ce qui arrive, mais ce que nous construisons ». À Kinshasa, cette construction est désormais en pleine accélération.

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