Le pari des robes noires

À Kinshasa, le 8 juillet 2026, le gouvernement congolais, l’Agence française de développement et Expertise France ont arrêté une feuille de route destinée à moderniser la formation judiciaire. Selon l’information consultée sur la page officielle du ministère d’État de la Justice, ce programme ambitionne de transformer l’INAFORJ en pilier de la professionnalisation de la justice congolaise durant les trois prochaines années.

La Justice en RDC entre dans une nouvelle phase de réforme. Derrière cette initiative se dessine un enjeu majeur : restaurer la confiance dans une institution souvent confrontée aux critiques liées aux lenteurs, aux insuffisances structurelles et aux défis de gouvernance.

L’école pour sauver le prétoire

« Nous avons précisé les besoins du ministère en matière de renforcement des capacités », a déclaré le représentant de l’AFD en RDC. Il a également souligné le rôle stratégique que devra jouer l’INAFORJ.

Financé par le Contrat de désendettement et de développement, le programme vise la formation des magistrats, greffiers, officiers de police judiciaire et personnels pénitentiaires.

Comme le rappelait Montesquieu, « il n’y a point de plus cruelle tyrannie que celle que l’on exerce à l’ombre des lois ». Cette citation résonne dans un pays où l’efficacité de la justice demeure un impératif national.

Le chantier de l’État

Au-delà des formations, cette feuille de route traduit une ambition plus profonde : consolider l’État de droit. Depuis 2019, le partenariat franco-congolais s’est intensifié, avec plus de 558 millions d’euros engagés à fin 2024.

Victor Hugo écrivait : « Ouvrir une école, c’est fermer une prison. » Former les acteurs judiciaires revient ainsi à prévenir l’arbitraire et à renforcer la sécurité juridique.

La réussite de cette réforme dépendra toutefois de sa mise en œuvre. Car la Justice en RDC ne se transformera durablement que si les compétences acquises se traduisent par une justice plus crédible, plus accessible et plus équitable. C’est là le véritable rendez-vous de l’avenir congolais.

Didier BOFATSHI

Jésus-Christ t’aime

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *