Consultée sur le site de l’Agence Congolaise de Presse (ACP) par la rédaction de Voltefaceinfos7.com, une prise de position de Jonas Tshiombela avocat et acteur de la société civile met en lumière, à Kinshasa, la dégradation continue du service de la Société Nationale d’Électricité. Exprimés dans un contexte de coupures répétées et d’absence d’éclairage public, ses propos dénoncent une opacité persistante, interrogent l’usage des fonds et appellent à une mobilisation citoyenne pacifique pour exiger des comptes et envisager une recomposition de la gouvernance.
L’ombre qui gouverne
À Kinshasa, au fil des nuits sans lumière, les propos de Jonas Tshiombela prennent une dimension plus large : ils décrivent moins une panne qu’un système en perte de contrôle. Dans le contexte évoqué capitale plongée dans des coupures intempestives la critique vise la gouvernance même. Comme le suggère Montesquieu, « le pouvoir sans contrôle dérive ». Ici, l’obscurité devient le langage silencieux d’un dysfonctionnement structurel.
La facture, miroir brisé
Selon les déclarations relayées par l’ACP, les citoyens continuent de payer pour un service défaillant. Le motif de la dénonciation est clair : facturation régulière, fourniture incertaine. Dans ce cadre, la réflexion de Jean-Jacques Rousseau trouve un écho contemporain : lorsque l’équilibre entre droits et devoirs se rompt, la légitimité vacille. La facture devient alors un acte politique involontaire.
L’abondance stérile
Le contexte congolais pays doté d’un potentiel hydroélectrique majeur renforce la portée des propos. Jonas Tshiombela souligne implicitement ce paradoxe : richesse naturelle, pauvreté de service. Cette tension rappelle Frantz Fanon, pour qui certaines sociétés vivent une contradiction entre abondance des ressources et privation collective. À Kinshasa, cette contradiction s’incarne dans chaque rue plongée dans le noir.
Le peuple s’éveille
Dans la perspective esquissée, les propos appellent à une mobilisation citoyenne pacifique, responsable et structurée. L’objectif n’est pas seulement la dénonciation, mais la transformation. Comme l’analysait Hannah Arendt, le pouvoir émerge de l’action collective. Le message est clair : face aux abus présumés, la société civile est invitée à redevenir actrice.
L’information, telle que consultée sur le site de l’ACP, révèle un moment charnière : celui où une crise sectorielle se transforme en question de gouvernance. Dans ses propos, Jonas Tshiombela ne se limite pas à constater il projette une exigence de transparence et de responsabilité.
Comme l’aurait formulé George Orwell, « voir clairement ce qui est devant soi exige du courage ». À Kinshasa, ce courage semble désormais s’exprimer publiquement. Et dans cette obscurité persistante, une parole s’élève, presque en écho à Albert Camus : « nommer l’injustice, c’est déjà commencer à la combattre ». Ici, la lumière pourrait bien naître du refus.
Didier BOFATSHI
