Trois jours pour sécuriser le cadre d’exécution d’un projet stratégique

L’Ogefrem a clôturé, mercredi 26 août 2026 à Kinshasa, trois jours d’assises consacrées à l’examen rigoureux des clauses contractuelles du projet de port sec de Kasumbalesa. Les échanges ont réuni l’Office et le consortium Yellowstone autour des conditions d’exécution du projet.

Trois jours d’examen contractuel

Le directeur général de l’Ogefrem, Olivier Tshibola Mukuma, a clôturé les travaux engagés trois jours plus tôt. Les participants ont examiné les clauses contractuelles qui encadrent l’exécution du projet de construction du port sec de Kasumbalesa.

Le consortium Yellowstone, représenté par son directeur général François Diedreschsen, a présenté une vue générale du projet. Il a également exposé le chronogramme des prochaines étapes, avec un début des travaux annoncé pour janvier 2027.

Une convergence entre les parties

Les travaux ont permis, selon l’Ogefrem, de dégager une convergence de vues entre les parties. Cette convergence constitue un élément important dans la préparation de la phase opérationnelle.

Intervenant en ligne depuis Johannesburg, le directeur général de Netbank a salué l’assiduité des participants. Il a aussi réaffirmé la volonté des prêteurs et des institutions financières d’accompagner le projet.

La sécurité contractuelle avant l’exécution

L’ essentiel de ces assises réside dans le travail de clarification et de sécurisation du cadre contractuel. Un grand projet d’infrastructure ne repose pas seulement sur son financement ou sur ses plans techniques. Il dépend aussi de règles précises, comprises et acceptées par les parties.

Cette logique rejoint la pensée de Jean-Jacques Rousseau : « Les lois ne sont que les conditions de l’association civile. » Dans le cas du port sec de Kasumbalesa, le contrat organise précisément les responsabilités et les engagements nécessaires à l’action collective.

La prochaine étape devra donc mesurer cette convergence par des actes. Le calendrier annoncé devra s’appuyer sur des engagements financiers, techniques et institutionnels vérifiables.

Une étape avant le chantier

Pour l’Ogefrem, le futur port sec doit contribuer à fluidifier les échanges, réduire les files de camions à Kasumbalesa et améliorer la circulation des cargaisons dans le corridor d’Afrique australe.

La clôture des assises marque ainsi une étape de préparation. Elle ne constitue pas encore l’aboutissement du projet. Elle pose plutôt les bases de son passage vers l’exécution.

La sécurisation des clauses contractuelles permettra-t-elle désormais de transformer la convergence affichée entre les parties en réalisation effective du port sec de Kasumbalesa ?

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Didier BOFATSHI

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