James Swan présente au Conseil de sécurité la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC.James Swan, chef de la MONUSCO, devant le Conseil de sécurité des Nations unies lors du briefing consacré à la situation en RDC, le 29 septembre 2026.

Malgré les processus de Washington, Doha et de l’Union africaine, les combats se poursuivent dans plusieurs zones du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.

Devant le Conseil de sécurité, le 29 septembre 2026, le chef de la MONUSCO, James Swan, a signalé la poursuite des affrontements entre les FARDC et l’AFC/M23 dans l’est de la RDC. Selon son exposé, les deux camps continuent d’utiliser des armes lourdes et des drones, alors que plusieurs démarches diplomatiques restent en cours.

Des combats toujours actifs dans l’Est

Le constat de la MONUSCO porte principalement sur le Nord-Kivu et le Sud-Kivu. James Swan indique que les combats se poursuivent notamment dans les territoires de Masisi et de Walikale, tandis que l’AFC/M23 conserve un contrôle étendu sur une partie du Nord-Kivu.

Au Sud-Kivu, les affrontements se poursuivent également dans les hauts plateaux de Mwenga, Fizi et Uvira, notamment autour de Minembwe. La MONUSCO associe l’usage croissant des armes lourdes à de nouveaux déplacements de population et à des perturbations des services essentiels et de l’aide humanitaire.

Une alerte qui contraste avec les avancées diplomatiques

Cette situation intervient alors que Kinshasa, l’AFC/M23 et leurs partenaires sont engagés dans plusieurs cadres de négociation. James Swan a relevé des avancées dans les processus de Washington et de Doha ainsi que dans les efforts conduits sous l’égide de l’Union africaine, tout en soulignant que leur traduction sur le terrain reste incomplète.

La MONUSCO participe également à certains mécanismes de vérification et accompagne des initiatives liées au processus de paix. Cette articulation entre négociation, vérification et réalité militaire constitue l’un des principaux points de tension du dossier.

La protection des civils reste au centre

Le constat onusien ne porte donc pas uniquement sur la capacité militaire des parties. Il met aussi en évidence les conséquences directes des hostilités sur les populations.

L’usage d’armes lourdes dans des zones habitées complique l’accès humanitaire et favorise les déplacements. La MONUSCO avait déjà documenté, en avril 2026, la persistance de l’artillerie lourde et des drones dans les affrontements entre les FARDC alliées aux Wazalendo et l’AFC/M23 appuyée par les forces rwandaises.

Le terrain reste le véritable indicateur

Le constat présenté au Conseil de sécurité souligne ainsi une difficulté centrale : les engagements diplomatiques ne produisent pas encore une baisse uniforme des hostilités.

La question n’est donc plus seulement celle de la multiplication des initiatives de paix, mais de leur capacité à modifier les comportements militaires, protéger les civils et garantir l’acheminement de l’aide.

Le recours persistant aux armes lourdes et aux drones montre que la dynamique diplomatique et la réalité militaire évoluent encore à des rythmes différents. La prochaine étape sera de mesurer si les mécanismes de vérification et les engagements négociés peuvent produire des effets observables sur les lignes de front. La question reste donc entière : les processus de paix pourront-ils transformer leurs engagements diplomatiques en réduction durable des combats ?

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Source : Compte rendu officiel du Conseil de sécurité de l’ONU — séance du 29 septembre 2026
MONUSCO — site officiel de la Mission en RDC

 

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