À Sakania, une nouvelle infrastructure relie contrôle frontalier, activité minière et échanges RDC-Zambie

 Le vice-Premier ministre Jacquemain Shabani a inauguré, le 26 août 2026, le poste frontalier de Lonshi, dans le territoire de Sakania, au Haut-Katanga. L’ouvrage doit faciliter les mouvements de personnes et de marchandises entre la RDC et la Zambie. Il répond aussi aux besoins logistiques de Sabwe Mining.

Lonshi, un nouveau point de passage officiel

La cérémonie s’est tenue à Lonshi, à environ 90 kilomètres de Sakania. Elle a réuni Jacquemain Shabani, le gouverneur intérimaire Martin Kazembe Shula et plusieurs responsables administratifs et sécuritaires.

Le poste comprend 17 bureaux administratifs, 22 dortoirs et un forage d’eau, selon la Cellule de communication du ministère de l’Intérieur. Sa construction fait suite à une requête de Sabwe Mining. L’entreprise voulait faciliter l’acheminement de ses équipements et les déplacements de son personnel.

La DGM a toutefois rappelé à l’entreprise ses obligations légales. Elle l’a aussi appelée à renforcer sa collaboration avec les communautés locales et les autorités.

Une frontière au service des échanges

Le nouveau poste doit réduire les contraintes logistiques liées aux activités minières. Selon la DGM, l’ancien itinéraire imposait notamment un détour par Ndola, Luangwa, Sakania et Lonshi.

L’enjeu dépasse donc l’entreprise. Les autorités attendent aussi une meilleure fluidité des échanges commerciaux entre Congolais et Zambiens. Cette infrastructure rapproche les fonctions économiques, migratoires et sécuritaires.

La phrase de la DGM résume une exigence centrale : « le respect strict des lois et règlements de la République Démocratique du Congo ». Elle rappelle qu’une frontière reste d’abord un espace de souveraineté.

Contrôler pour mieux échanger

La pensée de Max Weber offre ici une clé de lecture. Pour lui, l’État revendique le monopole de la contrainte physique légitime sur un territoire donné. À Lonshi, cette logique prend une forme administrative : présence des services publics, contrôle des mouvements et encadrement des flux économiques.

L’événement apparaît ainsi clairement : la RDC cherche à transformer un espace dominé par les impératifs miniers en un espace davantage organisé par l’État.

Cette évolution concerne aussi la relation RDC-Zambie. Elle relève du réalisme par la protection des intérêts et de la sécurité. Elle relève aussi de l’institutionnalisme par la coopération et les règles communes.

Une infrastructure, plusieurs enjeux

L’efficacité du poste dépendra désormais de son fonctionnement quotidien. Le contrôle migratoire, la circulation des marchandises et la coopération locale seront déterminants.

La question dépasse Lonshi. Comment la RDC peut-elle convertir ses infrastructures frontalières en instruments durables de souveraineté, de commerce et de développement local ?

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Didier Bofatshi

Jésus-Christ t’aime

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