ONU : Les États-Unis pressent Kinshasa, Kigali et le M23 de protéger les humanitaires face à la flambée des violences en RDC

Au Conseil de sécurité des Nations unies, les États-Unis ont appelé la République démocratique du Congo, le Rwanda et le M23 à garantir la protection du personnel humanitaire et des Nations unies, alors que la situation sécuritaire dans l’est de la RDC continue de se détériorer. L’ambassadeur américain Jeffrey Bartos a insisté sur le respect strict du droit international humanitaire, dans un contexte marqué par une hausse significative des attaques contre les civils et les acteurs humanitaires. Selon les données de l’OCHA, les incidents ont augmenté de plus de 24 % en un mois, confirmant l’aggravation du climat opérationnel dans les zones de conflit.

L’ONU face à une ligne rouge franchie

Au Conseil de sécurité, la protection des humanitaires est apparue comme une urgence absolue. « Cibler ceux qui assistent les populations en détresse constitue une violation grave du droit international », a rappelé Jeffrey Bartos, dénonçant une dérive inquiétante dans les zones de conflit.

Une interpellation directe des acteurs du conflit

Washington a nommé sans détour Kinshasa, Kigali et le M23, les exhortant à respecter leurs obligations internationales. Cette mise en garde intervient alors que les opérations humanitaires deviennent de plus en plus risquées dans l’est de la RDC.

Goma, symbole d’une vulnérabilité extrême

La mort d’une travailleuse de l’UNICEF lors d’une frappe de drone à Goma illustre la gravité de la situation. Cet incident s’ajoute à une série d’attaques qui renforcent la perception d’un espace humanitaire de plus en plus fragilisé.

Des indicateurs en forte dégradation

Les données de l’OCHA révèlent une hausse des incidents touchant les humanitaires, passant de 37 à 46 en un mois. Le Nord-Kivu concentre à lui seul près de 40 % des cas, confirmant son statut d’épicentre de l’insécurité humanitaire.

Dans l’est de la RDC, la protection des humanitaires devient un enjeu central de survie opérationnelle. Comme l’a rappelé António Guterres : « Le droit humanitaire n’est pas une option, c’est une obligation. » Et dans cette spirale de violence, une réalité s’impose : sans respect du droit international, l’action humanitaire perd progressivement son espace vital.

Didier BOFATSHI / VF7, voltefaceinfos7.com

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *