
Dans le territoire de Dibaya, au Kasaï-Central en République démocratique du Congo, des affrontements violents ont opposé les habitants des groupements de Kajangayi et de Kalunga, faisant au moins quatre morts, plusieurs blessés graves et des maisons incendiées. Survenus dans un contexte de litige foncier ancien entre les villages de Bena Kasenga et Bakuanga, ces violences ont éclaté lorsque des cultivateurs ont franchi une rivière pour exploiter des terres contestées. Alors que la tension demeure vive, la société civile appelle à une intervention urgente des autorités pour éviter une escalade, tandis que les services administratifs annoncent des consultations de sécurité en cours.
Dibaya, une terre fracturée par la mémoire foncière
Dans cette zone rurale du Kasaï-Central, le sol est devenu ligne de fracture. « Ici, la terre n’est pas seulement un bien, elle est une identité », confient des sources locales, évoquant un conflit enraciné dans des décennies de tensions non résolues.
L’étincelle d’une traversée contestée
Les violences ont éclaté après le franchissement de la rivière Moyo par des habitants de Bena Kasenga pour accéder à des champs situés à Bakuanga. Un geste perçu comme une violation territoriale, transformant un acte agricole en détonateur de violence.
Un bilan humain et matériel lourd
Le choc est brutal : au moins quatre morts, plusieurs blessés graves et des habitations réduites en cendres. Les victimes, prises dans l’engrenage de représailles, témoignent de l’ampleur de l’escalade communautaire.
L’État interpellé face à l’urgence sécuritaire
La société civile appelle à une intervention rapide des forces de sécurité pour prévenir une aggravation de la situation. L’administrateur du territoire annonce un conseil de sécurité, dans un contexte où la paix locale semble suspendue à une décision administrative urgente.
À Dibaya, la terre continue de diviser là où elle devrait unir. Comme le rappelait Desmond Tutu : « Si vous voulez la paix, ne parlez pas seulement aux leaders, parlez aussi aux communautés. » Et dans ce drame local, une vérité s’impose : sans règlement durable des conflits fonciers, la violence reste toujours à un champ de distance.
Didier BOFATSHI / VF7, voltefaceinfos7.com