
En marge des réunions de printemps de la Banque mondiale et du FMI à New York, la Première ministre de la RDC, Judith Suminwa, a affirmé le rôle central de son pays dans les enjeux globaux liés à l’eau et à l’énergie. Intervenant à la conférence « Water Forward: Driving Jobs and Opportunities », elle a mis en avant le potentiel hydrique exceptionnel de la RDC et présenté les ambitions gouvernementales en matière d’accès à l’eau potable, de développement économique et de transition énergétique durable.
New York, vitrine d’une ambition congolaise globale
C’est sur la scène internationale que Judith Suminwa a porté la voix de la RDC, en insistant sur la dimension stratégique des ressources naturelles dans les équilibres futurs. « Parler de l’eau aujourd’hui, ce n’est pas seulement parler de développement. C’est parler d’avenir, du monde que nous construisons », a-t-elle déclaré devant des décideurs économiques et institutionnels.
La RDC, géant hydrique au cœur des équilibres africains
La cheffe du gouvernement a rappelé que la RDC détient plus de 50 % des réserves d’eau douce du continent africain, un atout majeur qui place le pays au centre des enjeux de sécurité hydrique. Selon elle, cette richesse naturelle impose une responsabilité : transformer ce potentiel en levier de croissance et de stabilité.
Un pacte pour transformer l’eau en moteur économique
Judith Suminwa a présenté le « Pacte présidentiel pour l’eau », un programme ambitieux visant à porter l’accès à l’eau potable à 60 % d’ici 2035, pour un investissement estimé à 20 milliards de dollars. Ce plan devrait, selon ses projections, générer des millions d’emplois et stimuler les économies locales à travers des infrastructures durables.
Kinshasa, laboratoire des politiques hydriques
Parmi les projets concrets, la Première ministre a cité le programme Kin Elenda, en cours de déploiement dans la capitale. Celui-ci permet déjà d’améliorer l’accès à l’eau potable pour près de trois millions de personnes, avec des retombées directes sur la santé publique, la dignité des populations et la productivité économique.
Eau et énergie, un tandem stratégique
Enfin, Judith Suminwa a insisté sur le lien indissociable entre eau et énergie, deux piliers essentiels du développement futur. Elle a appelé à une approche intégrée, capable de répondre aux défis climatiques, démographiques et économiques.
En se positionnant comme acteur clé des ressources hydriques et énergétiques, la RDC entend peser dans les grandes équations du développement mondial. « L’eau est la force motrice de toute la nature », écrivait Léonard de Vinci une vérité que Kinshasa ambitionne désormais de transformer en puissance stratégique durable.
Didier BOFATSHI
Okapi / VFI7, voltefaceinfos7.com