Le pari du compromis

À quelques jours d’une signature annoncée en Suisse, Washington a dévoilé, mercredi 17 juin, les contours d’un protocole d’accord historique avec Téhéran. Le texte prévoit que l’Iran dilue ses stocks d’uranium hautement enrichi sous la supervision de l’AIEA, tandis que les États-Unis faciliteront la création d’un fonds de 300 milliards de dollars destiné à la reconstruction et au développement du pays. « L’Iran s’engage à diluer ses stocks d’uranium hautement enrichi », indique le document présenté par Washington. En contrepartie, l’administration américaine promet une ouverture économique sans précédent.

L’atome contre les milliards

Derrière les chiffres se dessine une négociation fondée sur l’échange d’intérêts stratégiques. Selon la théorie de la négociation développée par Roger Fisher, un accord durable repose moins sur les positions affichées que sur les intérêts réels des parties. Téhéran recherche un souffle économique. Washington veut réduire le risque nucléaire. Chacun cède sans capituler.

L’ombre des bombardements

Pourtant, au même moment, des frappes israéliennes ont visé la région libanaise de Nabatiyé. Une réalité qui rappelle la fragilité de tout processus diplomatique. « La paix n’est pas un document signé, mais un processus à construire chaque jour », rappelait Kofi Annan.

La confiance, dernier champ de bataille

Cet accord dépasse la question nucléaire. Il teste la capacité des adversaires à transformer la méfiance en coopération. Comme l’affirmait Henry Kissinger : « La diplomatie est l’art de limiter l’usage de la force. » Au Moyen-Orient, la véritable négociation commence souvent après la signature.

Didier BOFATSHI

Jésus-Christ t’aime

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