
À Kinshasa, la dynamique des leaders politiques et communautaires de la Grande Orientale presse la République Démocratique du Congo d’installer « en urgence » une commission multidisciplinaire chargée d’évaluer et de proposer des réformes constitutionnelles. Dans un contexte de débats croissants sur l’avenir de la loi fondamentale, cette plateforme plaide pour un cadre structuré, inclusif et expert afin de traduire les discussions en propositions concrètes adaptées aux réalités sociopolitiques du pays.
La Grande Orientale sonne l’alarme institutionnelle
Venue des profondeurs du pays, la voix de la Grande Orientale résonne comme un avertissement. Elle ne réclame pas un débat de plus, mais un mécanisme d’action immédiat. « Les institutions doivent vivre avec leur temps », écrivait Montesquieu. Ici, le temps presse, et la Constitution est sommée de rattraper l’histoire.
Une commission pour penser la République autrement
Au cœur de l’appel : une architecture nouvelle. Une commission multidisciplinaire, creuset d’expertises, capable de dépasser les clivages politiques. Pour Jürgen Habermas, la légitimité naît du débat structuré et inclusif. C’est précisément cette rationalité collective que la plateforme entend insuffler dans un processus souvent fragmenté.
Du débat à l’acte : l’exigence d’un tournant décisif
Les échanges sont jugés « républicains et démocratiques », mais insuffisants. La dynamique appelle à franchir un seuil : celui de la décision. « Gouverner, c’est prévoir », rappelait Émile de Girardin. Sans cadre formel, le débat risque de s’épuiser dans l’abstraction, loin des attentes populaires.
Entre sécurité, gouvernance et unité nationale
Au-delà de la Constitution, la plateforme évoque les tueries de Mambassa attribuées aux Allied Democratic Forces (ADF), appelant à un renforcement sécuritaire. Elle insiste aussi sur la redevabilité des exécutifs provinciaux, tout en saluant la qualification des Léopards. Une vision globale, où réforme institutionnelle et stabilité nationale s’entrelacent.
L’appel de la Grande Orientale dépasse une simple revendication technique : il pose la question du futur même de l’État congolais. Instituer une commission multidisciplinaire, c’est tenter de réconcilier la loi avec la réalité, la norme avec le vécu.
« Une Constitution n’est pas un texte figé, mais un souffle vivant », semble dire cette dynamique. Reste à savoir si ce souffle sera entendu au sommet de l’État. Comme le soulignait Jean-Jacques Rousseau, « le peuple soumis aux lois doit en être l’auteur ». En RDC, l’histoire attend encore ses rédacteurs.
Didier BOFATSHI
7 sur 7 / voltefaceinfos7.com