
À Kinshasa, l’attaquant international Cédric Bakambu a salué, ce mardi, la qualification de la République Démocratique du Congo à la Coupe du Monde de la FIFA 2026, la présentant comme un moment d’unité nationale et un levier pour moderniser les infrastructures sportives. Dans un message empreint d’émotion, le joueur des Léopards a également évoqué les souffrances persistantes dans l’est du pays, inscrivant cette victoire dans une dimension à la fois sportive, sociale et symbolique.
Une qualification qui fait vibrer l’âme d’un peuple
Dans ses mots, il y a plus qu’une annonce : un élan. « Ce rêve, je le partage avec vous tous », écrit Bakambu, tissant un lien direct avec la nation. Le football devient ici langage commun, souffle collectif. Comme le disait Nelson Mandela, « le sport a le pouvoir de changer le monde ». À Kinshasa, il unit, transcende, rassemble.
Le ballon rond face aux cicatrices de la guerre
Mais derrière l’euphorie, une lucidité. Bakambu n’oublie pas l’Est meurtri, où les conflits persistent. Chaque but, chaque effort devient un hommage silencieux aux victimes. « Chaque effort que nous fournissons est aussi pour eux », rappelle-t-il. Une posture qui rejoint la pensée de Albert Camus : « mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde ». Ici, le joueur nomme, reconnaît, relie.
Du triomphe au chantier national
Pour Bakambu, cette qualification ne doit pas être une fin, mais un commencement. Il appelle à investir, à structurer, à bâtir. Moderniser les infrastructures sportives, accompagner la jeunesse, faire rayonner le pays. « L’avenir se construit aujourd’hui », écrivait Peter Drucker. Le terrain devient alors fondation d’un projet national.
Un peuple à rassembler, une nation à élever
Dans un pays souvent fragmenté, le football agit comme un ciment. Cette qualification offre une rare convergence : celle des émotions, des espoirs, des ambitions. Pour Zygmunt Bauman, les sociétés modernes cherchent des points d’ancrage ; le sport, ici, en devient un puissant.
Au-delà des stades, la parole de Bakambu résonne comme un appel. Celui d’une nation invitée à se regarder autrement, à transformer une victoire sportive en projet collectif.
« Que cette qualification soit le début d’une nouvelle ère », insiste-t-il. Une ère où le sport dépasse le jeu pour devenir horizon.
Et dans cette ferveur, une bénédiction clôt le message : « Nzambe apambola mboka na biso ». Comme un souffle d’espoir, que Victor Hugo aurait résumé ainsi : « rien n’est plus puissant qu’une idée dont l’heure est venue ».
Didier BOFATSHI
7 sur 7 / voltefaceinfos7.com