DAR ES-SALAAM, 18 août 2026. Félix Tshisekedi achève mardi sa visite de travail en Tanzanie. Face à Samia Suluhu Hassan, il place la transformation locale des ressources au centre de son message. L’enjeu touche la place de l’Afrique dans les chaînes de valeur pour tous.

Félix Tshisekedi en Tanzanie : changer de modèle

« Nous en avons assez, comme ça, de servir de terre d’extraction, où nous voyons nos minerais sortir de terre à l’état brut et aller être transformés ailleurs, avoir de la valeur ajoutée ailleurs, alors que, sur notre continent, nous pouvons le faire et nous avons les moyens de le faire », a déclaré Félix Tshisekedi.

Cette phrase porte un sens caché : déplacer la création de valeur vers le continent. Le président ne rejette pas les partenariats extérieurs. Il veut davantage de transformation sur place.

L’énergie reste le verrou

« Je parlais de nos ressources humaines et, pour cela, nous devons réussir à relever plusieurs défis, notamment celui des infrastructures : la construction de routes, la construction de ports, de ponts, mais également l’accès à l’énergie », a-t-il ajouté.

Frantz Fanon écrivait : « L’avenir sera celui qui aura le courage de le construire. » Ici, construire signifie produire et transformer sur place.

Un enjeu régional

La RDC et la Tanzanie coopèrent dans le commerce, les infrastructures, l’énergie et la sécurité. Cette ambition exige routes, énergie, capitaux et compétences techniques et industrielles.

Félix Tshisekedi en Tanzanie interroge : l’Afrique pourra-t-elle transformer ses richesses avant de les exporter ?

Didier BOFATSHI

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