Près de 600 ex-miliciens Mobondo ont rejoint Kanyama Kasese, dans le Haut-Lomami. Kinshasa présente ce transfert comme une étape de réinsertion. L’annonce intervient alors que le gouvernement poursuit les redditions et la récupération des armes. L’enjeu est leur retour à la vie civile.

Ex-miliciens Mobondo : les faits

Le ministre Éliezer Ntambwe a donné ces chiffres le 17 août 2026,  lors de briefing conjoint tenu avec le ministre de Communication et médis à Kinshasa. Selon lui, 596 ex-miliciens ont rejoint le Service national. Ils doivent suivre des formations.

Le ministre indique que 146 armes ont été remises à la Défense. D’autres armes récupérées n’ont pas encore été transmises aux autorités militaires.

« Le chef de l’État ne m’a pas confié la mission d’aller mettre les gens en prison », a déclaré Éliezer Ntambwe. Il veut convaincre les combattants cachés de déposer les armes.

Ex-miliciens Mobondo : un processus en cours

Le gouvernement lie cette démarche à la pacification du Grand Bandundu, du Kongo Central et de Kinshasa. Le ministre le présente comme foncier. « Il n’y a pas eu du tout un problème entre les deux communautés. Il y a un problème foncier », affirme-t-il.

Le désarmement ne règle pas seul les causes profondes.

Défi après les armes

Kanyama Kasese marque une étape. La formation doit favoriser le retour civil. La paix dépend du règlement local.

Comme l’écrivait Albert Camus, « Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde. » La question demeure : la réinsertion pourra-t-elle empêcher un retour aux armes ?

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Didier BOFATSHI

Okapi / VFI7

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