L’épidémie d’Ebola en RDC franchit un cap critique. À eThekwini, en Afrique du Sud, Cyril Ramaphosa a appelé, le 17 août 2026, à un cessez-le-feu humanitaire immédiat. L’objectif est d’atteindre les communautés touchées et accélérer la riposte.
Un appel pour accéder aux malades
Lors du sommet de la SADC, le président sud-africain a demandé la protection des centres de santé, des soignants et des opérations humanitaires. Il a aussi appelé à éviter les restrictions de déplacement et de commerce.
« Nous devons faire davantage et agir de toute urgence », a-t-il déclaré.
L’OMS indique que l’épidémie touche cinq provinces congolaises. Au 30 juillet, elle comptait 3 605 cas confirmés et 1 587 décès. L’agence souligne l’effet de l’insécurité et des attaques contre des structures de santé.
Ebola et conflit, un même obstacle
L’enjeu reste l’accès. Sans accès sûr, les équipes peuvent moins bien suivre les contacts, soigner les malades et détecter de nouvelles chaînes de transmission.
Cet enjeu rejoint Albert Camus dans La Peste : « Il y a dans les hommes plus de choses à admirer que de choses à mépriser. » La citation rappelle la place de la vie humaine chaque jour.
Une urgence régionale
Ramaphosa demande des moyens concrets et une meilleure surveillance régionale. L’OMS précise que le virus Bundibugyo ne dispose ni de vaccin ni de traitement spécifique homologué.
Le sens est simple : le cessez-le-feu doit rendre possible l’aide médicale. Sa réussite dépendra de l’accès réel aux populations.
Cyril Ramaphosa sera-t-il entendu ?
Didier BOFATSHI
Afriquactu / VFI7

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