Les FARDC annoncent des gains militaires à Walikale, Masisi et Rutshuru. Pour l’armée, ces opérations visent à repousser l’AFC/M23 et à rétablir l’autorité de l’État sur les zones reprises. Le bilan reste toutefois celui communiqué par la partie congolaise.
Les FARDC revendiquent plusieurs positions reprises
Selon un communiqué de la 34ᵉ région militaire publié jeudi 17 septembre 2026, les FARDC ont mené trois jours de contre-attaques dans les territoires de Walikale, Masisi et Rutshuru. L’armée affirme avoir neutralisé 14 éléments de l’AFC/M23, blessé 13 autres et capturé trois combattants.
Huit armes auraient également été récupérées, dont une arme lourde. Les FARDC affirment surtout avoir repris plusieurs positions. La colline stratégique de Miko, les centres de Remeka et de Kasheke figurent parmi les lieux cités.
Ces informations n’ont pas pu être vérifiées indépendamment. Elles interviennent cependant après plusieurs jours de combats dans cette partie du Nord-Kivu. Des sources locales avaient déjà signalé des affrontements et des changements de contrôle autour de Walikale et Masisi.
Reconquérir le terrain, restaurer l’autorité
La portée de ces opérations dépasse le seul bilan militaire. Dans une zone où les combats ont provoqué de nouveaux déplacements, la reprise d’une position ne produit un effet durable que si l’administration et les services publics peuvent ensuite y fonctionner.
Le principe peut se résumer par une formule de Max Weber, pour qui l’État se définit notamment par la revendication du monopole de la contrainte physique légitime sur un territoire donné. Cette référence éclaire ici le véritable enjeu : reprendre une position militaire ne suffit pas à rétablir pleinement l’autorité publique.
À Rutshuru, les combats perturbent encore les activités agricoles. À Walikale, des familles déplacées rencontrent des difficultés d’accès à l’alimentation et aux soins.
La souveraineté se mesure aussi après les combats
Pour Kinshasa, l’objectif affiché reste la défense du territoire national et la restauration de l’autorité de l’État. La bataille se joue donc sur deux fronts : sécuriser les populations et permettre le retour durable des institutions.
Le major Dieudonné Kasereka affirme que l’armée reste déterminée à riposter à toute attaque de l’AFC/M23. Cette position intervient alors que les affrontements se poursuivent dans plusieurs secteurs du Nord-Kivu. Ce vendredi 18 septembre, de nouveaux combats étaient encore signalés à Mukohwa, dans le territoire de Masisi.
La question centrale devient dès lors celle de la durée : les positions reprises pourront-elles rester sous contrôle de l’État et permettre le retour effectif de l’administration, des services publics et des populations ?
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Source primaire : Communiqué de la 34ᵉ région militaire des FARDC, rapporté par l’ACP.

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