Quatre mois après le début de l’épidémie, la RDC enregistre des signes d’amélioration dans certains foyers. Mais Africa CDC estime que les données ne permettent pas encore de confirmer le pic national. La transmission reste active dans plusieurs zones de santé.
Ebola en RDC : une baisse qui reste à confirmer
Le 17 septembre 2026, à Addis-Abeba, le groupe consultatif d’urgence d’Africa CDC a livré son évaluation. Selon l’agence africaine, les cas et les décès reculent dans certains foyers, notamment en Ituri. D’autres zones, surtout au Nord-Kivu, connaissent encore des hausses.
Le docteur Wessam Mankoula résume cette situation : « Quand on parle de pic, il faut comprendre qu’il peut y avoir plusieurs pics lors d’une épidémie, estime le responsable de la réponse aux situations d’urgence au sein d’Africa CDC. »
Il ajoute : « C’est ce qu’il s’est passé fin juillet : il y a eu un plateau, suivi d’une nouvelle hausse, ». Pour Africa CDC, cette évolution impose donc de prolonger la surveillance.
Le sens caché : ne pas confondre ralentissement et contrôle
La formule d’Albert Camus prend ici une portée particulière : « Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde. »
Le mot « pic » n’est pas un simple repère statistique. Il désigne un maximum que les données doivent permettre de confirmer dans la durée. Une baisse locale peut donc coexister avec une transmission persistante ailleurs.
Africa CDC précise ainsi : « Mais il y a encore 49 zones de santé où il y a de nouvelles contaminations. Ces zones représentent près de 80 % des zones de santé touchées. Donc il est trop tôt pour dire que cette épidémie est sous contrôle. »
Une réponse qui reste sous surveillance
Cette prudence intervient alors que le ministère congolais de la Santé maintient officiellement l’épidémie active. Son dispositif de surveillance recense l’épidémie de Bundibugyo depuis le 15 mai 2026.
Africa CDC recommande de maintenir l’urgence continentale, d’intensifier la riposte, d’améliorer le suivi des contacts et de préserver les services essentiels de santé.
L’enjeu dépasse donc le seul décompte quotidien. La question est désormais de savoir si la baisse observée deviendra durable et suffisamment large pour interrompre les chaînes de transmission.
Le prochain indicateur décisif sera-t-il alors la baisse durable des contaminations dans les zones encore actives ?
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- Source primaire : Africa CDC – Évaluation du 17 septembre 2026
- Source institutionnelle complémentaire : Ministère congolais de la Santé – Surveillance épidémiologique

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