L’ambassadeur de Chine en RDC, Zhao Bin, lors de la conférence de presse à Kinshasa.

De janvier à juillet 2026, l’ambassadeur chinois Zhao Bin fait état d’un excédent commercial de près de 10,6 milliards USD en faveur de la RDC.

Les relations économiques entre la RDC et la Chine franchissent un nouveau seuil, selon les chiffres communiqués par l’ambassadeur chinois Zhao Bin à Kinshasa. De janvier à juillet 2026, les échanges bilatéraux auraient dépassé 19,2 milliards de dollars, tandis que la RDC aurait enregistré un excédent de près de 10,6 milliards.

Des échanges dominés par le secteur minier

La Chine confirme son poids dans l’économie congolaise. Lors d’une conférence de presse organisée à Kinshasa, mardi, Zhao Bin a indiqué que le commerce entre les deux pays avait dépassé 19,2 milliards de dollars en sept mois.

Le diplomate affirme également que la RDC a enregistré un excédent commercial de près de 10,6 milliards de dollars vis-à-vis de la Chine. Ces chiffres, communiqués par la partie chinoise, n’ont toutefois pas été accompagnés dans la source fournie d’un détail statistique permettant d’en vérifier la composition.

Cette relation repose largement sur les matières premières congolaises, notamment minières, tandis que les investissements chinois participent au développement d’infrastructures et d’activités industrielles.

Pékin met en avant les retombées locales

Zhao Bin affirme que les entreprises chinoises ont créé plus de 120 000 emplois directs en RDC en 2025 et payé plus de 4 milliards de dollars d’impôts. Il avance également 1,77 milliard de dollars d’investissements miniers dans les infrastructures.

Ces données restent des déclarations de la partie chinoise dans l’absence, dans la source fournie, d’un recoupement indépendant. Elles traduisent néanmoins une volonté de Pékin de mettre l’accent sur les retombées locales de sa présence économique.

L’ambassadeur cite aussi un taux de 90 % pour le recrutement local et l’approvisionnement agricole sur place.

L’économie rejoint la diplomatie

La relation économique s’inscrit dans un contexte diplomatique plus large. Sur la guerre dans l’Est, Zhao Bin a réaffirmé le soutien de Pékin à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de la RDC.

Cette articulation entre commerce, investissements et positionnement diplomatique montre que le partenariat sino-congolais ne se limite plus aux échanges commerciaux. La question reste désormais celle de la transformation de cette croissance des échanges en valeur ajoutée durable pour l’économie congolaise.

« La géographie est le destin. », Napoléon Bonaparte

Cette formule, souvent citée pour souligner le poids de la position géographique dans les relations entre États, permet ici de replacer le partenariat sino-congolais dans une logique plus large : ressources minières, infrastructures, marchés et intérêts stratégiques s’entrecroisent dans la relation entre Kinshasa et Pékin.

Les chiffres annoncés par l’ambassadeur chinois témoignent d’un niveau élevé d’interdépendance économique entre la RDC et la Chine. Leur portée doit toutefois être appréciée à partir de données commerciales vérifiées et de la structure réelle des échanges. La question demeure : comment convertir cette intensification du commerce en davantage de transformation locale et de diversification de l’économie congolaise ?

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