À Kanyama-Kasese, dans le Haut-Lomami, 596 anciens miliciens suivent des formations. Le ministre Éliezer Ntambwe l’a annoncé à Kinshasa le 17 août 2026. Ces formations doivent les aider à reprendre une vie normale.

Mais une question reste posée. Que feront-ils après leur formation ? L’enjeu ne se limite donc pas à apprendre un métier.

Après la formation, que faire ?

Le Service national organise ces formations à Kanyama-Kasese. Selon les autorités, plus de 8 300 jeunes ont déjà été formés dans ce centre. Des anciens membres du mouvement Mobondo y sont aussi accueillis.

La formation est une étape importante. Mais elle ne suffit pas. Avoir un métier ne garantit pas un emploi. Il faut aussi des outils. Il faut un marché. Il faut surtout un cadre stable.

Albert Camus écrivait : « Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde. » Cette idée invite à bien faire la différence entre formation et réinsertion.

Un ancien milicien doit pouvoir vivre de son nouveau métier. Il doit aussi retrouver une place dans sa communauté.

Construire une paix durable

Le vrai bilan viendra après Kanyama-Kasese. Combien trouveront un travail ? Combien gagneront leur vie grâce à leur métier ? Combien resteront éloignés de la violence ?

Félix Tshisekedi a présenté le Service national comme « une école de responsabilité et de patriotisme ».

La réussite de la réinsertion dépendra donc de ce qui sera fait après la formation. L’État pourra-t-il créer les conditions pour que ce nouveau départ dure ?

Didier BOFATSHI

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