
La paix sous pression
Lors de la session du Conseil de sécurité des Nations unies à New York, aux États-Unis d’Amérique, cette instance de l’ONU chargée du maintien de la paix et de la sécurité internationales a auditionné, hier vendredi 26 juin 2026, Massad Fares Boulos, conseiller principal des États-Unis pour les affaires africaines, fortement impliqué dans la recherche d’une issue à la crise dans la région des Grands Lacs. Au cœur des débats : l’application de l’Accord de Washington, les engagements de Kinshasa et Kigali, et l’urgence d’une paix concrète dans l’Est de la RDC.
L’heure des actes
Face aux lenteurs observées sur le terrain, le message américain s’est voulu ferme. Massad Fares Boulos a déclaré : « Les excuses ne sont plus acceptables, les retards non plus. » Pour Washington, le temps des promesses suspendues doit céder la place à celui de l’exécution.
Il a également affirmé : « Les États-Unis s’assureront que ceux qui minent la paix dans l’Est de la RDC rendent des comptes. » Une déclaration qui traduit une nouvelle phase : celle d’une diplomatie accompagnée de mesures de pression.
Les ombres derrière les signatures
Malgré l’Accord de Washington et les cycles de discussions, la réalité reste lourde. Dans l’Est congolais, les violences persistent, tandis que la population continue de payer le prix des blocages politiques et sécuritaires. Les sanctions américaines visant des acteurs accusés de soutenir le M23 et des réseaux liés au trafic des minerais illustrent cette volonté de responsabilisation.
Comme le rappelait Henry Kissinger : « Un ordre international ne peut survivre sans règles et sans volonté de les faire respecter. » La paix ne se mesure donc pas aux signatures, mais aux actes.
Le rendez-vous de vérité
Le processus de Doha, porté par le Qatar, connaît également des difficultés. Les divergences restent profondes entre Kinshasa et l’AFC/M23. Pourtant, l’avenir impose une réponse claire : transformer les textes diplomatiques en réalité humaine.
Nelson Mandela disait : « La paix n’est pas seulement l’absence de conflit, c’est la création d’un environnement où tous peuvent prospérer. » Aujourd’hui, l’Est de la RDC attend plus que des déclarations : il attend une paix qui respire, une justice qui protège et une histoire qui cesse de s’écrire dans les larmes.
Didier BOFATSHI

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