Hakainde Hichilema a remporté la présidentielle en Zambie, le 13 août 2026. La Commission électorale l’a déclaré réélu le 18 août à Lusaka. Il obtient 2 965 326 voix, soit 60,5 %, devant Brian Mundubile, à 1 856 217 voix. Ce résultat ouvre un second mandat.
Zambie : un vote qui confirme Hichilema
La victoire dépasse le seul décompte. Elle confirme le choix fait en 2021, quand Hichilema avait pris le pouvoir. Son premier mandat a porté sur la dette, l’économie et l’investissement minier.
Le président réélu a déclaré : « Nous devons maintenant redoubler d’efforts ». Cette promesse fixe l’enjeu du nouveau mandat. La stabilisation économique devra produire des effets durables dans les ménages.
Une économie encore sous pression
La Zambie sort d’une crise de dette. Hichilema a conduit une restructuration avec les créanciers. RFI souligne les progrès économiques, mais rappelle le poids du coût de la vie.
L’opposition a dénoncé des restrictions politiques. Le dépouillement a été suspendu après des violences contre des agents électoraux. Ces faits donnent au scrutin une dimension institutionnelle sensible.
Le mandat de la preuve
Le seul sens caché essentiel apparaît ici : le vote renouvelle la confiance, mais augmente aussi l’obligation de résultats. Amartya Sen résume cette logique :« Le développement, c’est la liberté ». Le développement prend son sens lorsqu’il élargit les possibilités offertes aux citoyens.
Le second mandat devra donc relier croissance, emploi et pouvoir d’achat. Il devra préserver la confiance dans les institutions.
La Zambie a choisi la continuité. Saura-t-elle transformer cette confiance en progrès partagé ?
Didier BOFATSHI

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