La CPI traverse une zone de tensions. Au Sahel, le Niger, le Burkina Faso et le Mali ont notifié leur retrait en juin 2026. Le Tchad a annoncé le sien le 27 juillet. Ces décisions interviennent après les sanctions contre la Cour. L’enjeu touche la justice, les victimes et les pouvoirs.

CPI : les faits avant la tempête

L’ONU compte 125 États parties au Statut de Rome. Le Niger quittera la CPI le 18 juin 2027. Le Burkina Faso et le Mali suivront le 24 juin 2027. Le retrait tchadien doit encore être confirmé dans les registres officiels.

À Washington, Donald Trump a signé, le 6 février 2025, un décret visant la CPI. Washington dénonce ses actions contre les États-Unis et Israël. Cette pression amplifie les critiques.

Une contestation qui change de sens

Le Mali affirme que la justice internationale est « entravée » par son « exploitation politiques ». Cette critique pèse davantage lorsque des États accusés d’exactions se retirent.

Kofi Annan rappelait : « il ne peut y avoir de paix sans justice ». Cette formule replace les victimes. Critiquer la CPI reste légitime. Affaiblir un recours judiciaire pose une autre question.

Le risque pour les victimes

Le retrait ne produit pas d’effet immédiat. Cependant, les départs peuvent fragmenter la lutte contre l’impunité. Sans juge crédible, les victimes peuvent attendre davantage.

L’enjeu devient désormais : qui garantira la justice lorsque les États contestent le juge ?

La CPI survivra-t-elle à cette tempête, sans laisser les victimes isolées ?

Didier BOFATSHI

RFI / VFI7

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