
La riposte change d’âme
BUNIA, Ituri. Selon l’information consultée sur Opinion-info.cd par la rédaction de Voltefaceinfos7.com, l’Institut national de santé publique (INSP) a lancé, à Bunia, les préparatifs de l’essai clinique EBO-PEP, destiné à évaluer une prophylaxie post-exposition contre Ebola. Cette initiative, engagée dans le contexte de la 17ᵉ épidémie en République démocratique du Congo, mobilise les équipes de recherche avec l’appui d’ALIMA afin de renforcer une riposte scientifique fondée sur des preuves, la prévention et la protection des personnes les plus exposées.
Quand la science devient un rempart
Le directeur général de l’INSP, le Dr Dieudonné Mwamba Kazadi, affirme que « la recherche clinique constitue un levier essentiel pour améliorer la réponse aux épidémies ». Il ajoute qu’« une riposte efficace doit s’appuyer sur des données scientifiques solides et sur l’innovation ». L’ambition dépasse l’urgence : bâtir une capacité nationale durable.
Le laboratoire de l’espérance
Cette formation prépare des chercheurs appelés à conduire un essai répondant aux exigences scientifiques, techniques et éthiques internationales. « Garantir la qualité des données » et « assurer la sécurité des participants » deviennent les piliers d’une réponse crédible. Comme le rappelait Louis Pasteur : « La science n’a pas de patrie, mais le savant en a une. »
Une souveraineté qui s’écrit en preuves
Au-delà des laboratoires, l’essai révèle une RDC qui revendique sa souveraineté scientifique. La confiance des communautés demeure toutefois déterminante. « Science, d’où prévoyance ; prévoyance, d’où action », écrivait Auguste Comte. À Bunia, cette maxime cesse d’être une formule : elle devient une promesse d’avenir, où chaque donnée recueillie rapproche la nation d’une riposte plus résiliente et d’une victoire durable contre Ebola.
Didier BOFATSHI

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