À Kinshasa, la C64 replace la Constitution au cœur du débat actuel. Dans son communiqué du 15 août, la coalition maintient sa mobilisation contre tout changement de la Loi fondamentale. Elle invoque les articles 70 et 220. L’enjeu dépasse une marche : il touche aux règles qui encadrent le pouvoir présidentiel et l’alternance.

La bataille constitutionnelle se précise

La C64 affirme qu’« aucun artifice juridique » ne doit contourner les limites du mandat. Cette position intervient après la validation de la loi sur le référendum par la Cour constitutionnelle, décision contestée par la coalition.

La Constitution distingue révision et référendum. Surtout, l’article 220 interdit toute révision portant sur le nombre et la durée des mandats présidentiels. Ce verrou pèse dans le débat.

Le vrai enjeu derrière le référendum

La question cachée concerne moins le vote que ses effets possibles. Un référendum ne prouve pas, à lui seul, une volonté de prolonger un mandat. Mais tout projet de nouvelle Constitution soulèverait une question centrale : peut-il modifier indirectement une règle protégée ?

Montesquieu écrivait : « Le pouvoir doit arrêter le pouvoir. » Ce principe éclaire la position de la C64. Les limites constitutionnelles empêchent le pouvoir de fixer seul ses frontières.

Pour le pouvoir, une réforme peut être présentée comme une évolution institutionnelle. Pour l’opposition, elle risque de fragiliser l’alternance. La conséquence dépasse les partis : elle concerne la confiance dans les institutions.

La C64 place l’alternance au centre du débat. Jusqu’où une réforme peut-elle aller sans affaiblir ses garde-fous ?

Didier BOFATSHI

Jésus-Christ t’aime

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