À New York, Justin Nsengiyumva a défendu les processus de Washington et de Doha et appelé les parties à respecter leurs engagements.
Le Rwanda a placé la crise dans l’Est de la RDC au cœur de son intervention à la 81e Assemblée générale de l’ONU. Le Premier ministre Justin Nsengiyumva, représentant Paul Kagame à New York, a défendu une solution politique et appelé les acteurs à soutenir les initiatives diplomatiques engagées.
Kigali met l’accent sur une issue politique

Le Premier ministre rwandais Justin Nsengiyumva a présenté, le 23 septembre à New York, la crise dans l’Est de la RDC comme un dossier nécessitant une réponse politique. Son intervention s’inscrivait dans le débat général de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies, ouvert le 22 septembre.
Selon plusieurs comptes rendus concordants de son discours, le chef du gouvernement rwandais a estimé que les causes du conflit reposent notamment sur des griefs anciens, l’exclusion et des défaillances de gouvernance. « Les racines du conflit dans l’est de la RDC sont politiques », a-t-il déclaré, en concluant que la réponse devait également être politique.
Le FDLR au centre du discours sécuritaire
Justin Nsengiyumva a également consacré une partie de son intervention aux Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR). Il a affirmé que ce groupe constituait une menace pour la sécurité du Rwanda et l’a accusé d’opérer avec des forces et groupes soutenus par Kinshasa.
Ces affirmations relèvent de la position officielle de Kigali et doivent être distinguées des faits établis indépendamment. Elles constituent néanmoins un élément central du discours sécuritaire rwandais sur la crise régionale.
Washington et Doha comme cadres diplomatiques
Le Premier ministre rwandais a parallèlement réaffirmé le soutien de Kigali aux accords de Washington entre la RDC et le Rwanda ainsi qu’au processus de Doha entre Kinshasa et l’AFC/M23. Il a appelé les acteurs concernés, y compris le Conseil de sécurité, à soutenir ces démarches et à respecter les engagements pris.
Cette position place désormais la diplomatie au centre du discours rwandais sur le conflit. La question demeure toutefois celle de la traduction concrète des engagements politiques en mesures de sécurité et en résultats sur le terrain.
Aucune citation d’auteur ajoutée : les propos du Premier ministre et les éléments institutionnels de l’ONU suffisent à éclairer l’angle sans introduire une référence extérieure artificielle.
Le discours rwandais à l’ONU combine donc deux registres : la dénonciation d’une menace sécuritaire attribuée notamment aux FDLR et l’affirmation qu’une sortie de crise doit passer par la politique. La prochaine étape sera d’observer la mise en œuvre effective des engagements issus de Washington et de Doha.
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Source : Assemblée générale des Nations unies — 81e session

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