À l’ONU, la Première ministre congolaise a replacé l’épidémie de Bundibugyo dans une réponse qui dépasse désormais les frontières nationales.
À New York, le 24 septembre 2026, Judith Suminwa a présenté devant l’ONU l’évolution de la riposte contre Ebola en RDC. Elle a salué le soutien des partenaires et l’expertise congolaise. Les données de l’OMS montrent toutefois une situation encore active, étendue à plusieurs provinces et liée à un risque régional.
Ebola en RDC : une crise devenue régionale
La Première ministre Judith Suminwa a consacré une partie de son intervention à l’épidémie de maladie à virus Ebola due au Bundibugyo. Elle a rappelé l’expérience acquise par la RDC après 16 flambées précédentes.
« A cet égard, l’épidémie de la maladie à virus Ebola causée par la touche Bundibugyo demeure une épreuve majeure pour la République démocratique du Congo. La lutte contre cette épidémie constitue une priorité absolue. Après avoir contenu 16 flambées d’antérieurs, la République démocratique du Congo mobilise une expertise scientifique et opérationnelle reconnue », a-t-elle déclaré.
Selon l’OMS, l’épidémie s’est étendue à sept provinces et 62 zones de santé au 13 septembre. Le Sud-Ubangi a récemment enregistré son premier cas confirmé. L’Ituri reste le principal foyer, tandis que la transmission se poursuit notamment au Nord-Kivu et dans le Haut-Uélé.
Des résultats annoncés, une transmission toujours active
Judith Suminwa attribue les progrès récents à la mobilisation nationale et au soutien extérieur.
« Et grâce à la mobilisation nationale au soutien de nos partenaires la réponse engagée produit depuis peu des résultats tangibles. Par ailleurs, des essais cliniques évaluent parallèlement des vaccins et des traitements adaptés à cette souche ».
Ces résultats doivent être distingués d’une maîtrise complète de l’épidémie. L’OMS relève encore une transmission hétérogène et des zones où les contaminations persistent. Elle souligne aussi les difficultés liées à l’insécurité, aux déplacements de populations et à l’accès aux soins.
De l’Ituri aux frontières africaines
L’épidémie concerne désormais directement la dimension régionale. L’OMS a maintenu une vigilance renforcée sur les pays voisins, en raison des mouvements transfrontaliers. L’Ouganda a déjà enregistré des cas liés à cette dynamique épidémiologique.
La phrase de William Shakespeare, « Le temps est le grand médecin », éclaire ici une réalité sanitaire simple : les résultats d’une riposte se mesurent dans la durée, par la baisse effective de la transmission, l’accès aux soins et la capacité à empêcher de nouvelles extensions.
Pour la RDC, la question reste donc concrète : les progrès annoncés pourront-ils se traduire durablement par une réduction des transmissions dans les provinces encore touchées ?
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Source primaire : intervention de Judith Suminwa à l’Assemblée générale de l’ONU ; données épidémiologiques de l’OMS.- Maillage interne suggéré : Épidémie d’Ebola en RDC : évolution de la situation ; Riposte sanitaire en Ituri ; Les nouvelles données sur Ebola Bundibugyo en RDC

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