Derrière ce plaidoyer, un enjeu apparaît : garantir que la responsabilité pénale reste individuelle, même dans un contexte de guerre et de tensions communautaires.

À Kinshasa, une délégation de la communauté Banyamulenge a demandé au ministre de la Justice, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, d’accélérer l’examen de certains dossiers concernant des membres détenus dans plusieurs provinces. L’audience s’est tenue jeudi dernier, selon le ministère.

Des dossiers au cœur du plaidoyer

Conduite par l’ancien député Enock Ruberangabo, la délégation a évoqué la durée de certaines détentions et les délais observés lors des interrogatoires et de la transmission des dossiers aux juridictions ou auditorats militaires.

Elle demande un examen des faits, des charges et responsabilités. Aucun nombre de détenus n’a été communiqué.

La justice face au contexte sécuritaire

La guerre dans l’Est rend cette question sensible. La justice doit poursuivre les auteurs d’infractions établies, sans confondre appartenance communautaire et responsabilité pénale.

Guillaume Ngefa a rappelé l’indépendance de la justice. Il a indiqué que l’exécutif ne peut pas se substituer aux magistrats. Il a toutefois assuré son attention au respect des procédures. Des informations ont été demandées pour suivre les dossiers.

La responsabilité reste individuelle

Cette exigence rejoint Martin Luther King Jr. : « L’injustice où qu’elle soit est une menace pour la justice partout. » Elle rappelle qu’un État de droit se mesure à sa capacité de protéger les droits d’un justiciable lorsque le climat sécuritaire devient tendu.

L’angle est institutionnel : accélérer une procédure ne signifie pas décider à la place du juge. Cela signifie permettre au droit d’avancer avec des garanties pour tous.

Aucune libération n’a été annoncée. L’enjeu dépasse la communauté : comment la RDC peut-elle renforcer la confiance dans sa justice tout en poursuivant les responsabilités établies ?

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Didier Bofatshi

Jésus-Christ t’aime

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