Fiscalité, transparence et cadre professionnel : les motards veulent inscrire leurs revendications dans le droit.

La FENAMO-RDC reporte au 4 septembre 2026 la marche prévue le 24 août à Kinshasa. Après des consultations avec les services de la Présidence, la fédération veut finaliser un mémorandum sur les taxes et conditions d’exercice des motos-taxis.

Une mobilisation reportée

La Fédération nationale des associations des motocyclistes taximen et propriétaires de motos maintient la mobilisation. Son président, Soft Bin Kasongo, et son vice-président juridique, Kalonji Kayembe Douglas, ont participé aux consultations.

Selon la FENAMO-RDC, le délai doit renforcer le dossier juridique. La mobilisation sera « disciplinée, responsable et conforme aux procédures légales ».

Des revendications professionnelles

Le mémorandum doit examiner la fiscalité, les documents exigés, les montants réclamés et les modalités de perception. La fédération veut documenter des paiements qui auraient été effectués sans quittance officielle.

Elle demande de la clarté sur les fourrières et les amendes. Elle propose l’identification des motocyclistes, l’aménagement des parkings et la tenue d’États généraux du transport moto-taxi.

La FENAMO-RDC évoque un contentieux sur les recettes de stationnement, associé à 160 millions de dollars. Ce chiffre relève des éléments du débat public et doit être vérifié.

Le droit comme ligne de défense

« La force ne fait pas le droit », écrivait Jean-Jacques Rousseau dans Du contrat social. Cette pensée éclaire le débat, sans préjuger.

L’angle est celui d’une profession qui transforme des plaintes en revendications documentées. Le débat touche à la sécurité juridique, à la transparence administrative et à la reconnaissance professionnelle.

Un test institutionnel

Le 4 septembre mettra les acteurs face à leurs responsabilités. La FENAMO-RDC devra établir ses griefs et respecter les procédures. Les autorités devront répondre par des règles vérifiables.

Au-delà des motos-taxis, une question demeure : comment garantir que le droit protège réellement le professionnel lorsqu’il réclame justice et transparence ?

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Didier Bofatshi

Actualite.cd

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