Face à l’insécurité alimentaire, le chef de l’ONU veut faire de la prévention une priorité internationale.
Le secrétaire général de l’ONU a appelé mardi 25 août 2026 le Conseil de sécurité à prévenir les conflits et contenir l’instabilité. À New York, il a placé le droit humanitaire au cœur d’un débat sur les liens entre guerre et faim.
Guterres dénonce les violations du droit humanitaire
António Guterres a dénoncé les violations du droit international humanitaire. « Trop de parties à un conflit armé bafouent impunément leurs obligations en vertu du droit international humanitaire. C’est inacceptable », a-t-il déclaré.
Il a aussi appelé à maintenir l’aide humanitaire et à protéger les humanitaires. L’ONU rappelle que les conflits restent le principal facteur de l’insécurité alimentaire aiguë mondiale.
La faim devient un enjeu de sécurité
L’objectif est d’éviter que la faim provoquée par les conflits n’alimente déplacements, violences et instabilité.
En RDC, cette alerte résonne. En 2026, l’insécurité alimentaire devrait toucher 26,6 millions de personnes. Dans l’est, les violences déplacent les populations et perturbent les marchés.
Prévenir plutôt que réparer
L’angle essentiel est celui de la prévention. Elle place aussi la protection des civils au premier plan. Les règles communes peuvent limiter les coûts humains des conflits et favoriser la coopération.
Comme l’écrivait Albert Camus, « la paix est la seule bataille qui vaille la peine d’être menée ». Cette pensée éclaire un enjeu simple : lorsque la faim accompagne la guerre, l’aide ne suffit plus. La prévention devient une responsabilité politique.
Pour Kinshasa comme pour la communauté internationale, l’enjeu dépasse l’urgence humanitaire. Il concerne la crédibilité du droit, la protection des civils et la capacité des institutions à agir avant l’effondrement.
Le Conseil saura-t-il transformer ses alertes en actions capables de prévenir la prochaine crise ? Votre avis nous intéresse. Réagissez et participez au débat dans l’espace « Laisser un commentaire ».
Source : Conseil de sécurité de l’ONU — « Food under fire »
Didier Bofatshi

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