
L’attaquant congolais Cédric Bakambu a été écarté une nouvelle fois du groupe du Real Betis lors du match nul face à CA Osasuna (1-1), comptant pour la 31e journée de La Liga. Initialement convoqué, l’international congolais a été retiré de la liste quelques heures avant le coup d’envoi, sans explication officielle. Cette nouvelle mise à l’écart ravive les tensions autour de sa gestion par le staff dirigé par Manuel Pellegrini.
Convocation fantôme
Son nom apparaissait noir sur blanc. Puis, à l’approche du match, il s’efface. Cédric Bakambu disparaît du groupe sans justification publique. Déjà écarté en Ligue Europa, l’attaquant enchaîne une seconde absence qui interroge. Dans ce flou, chaque silence devient indice.
Vestiaire sous tension
En toile de fond, une crispation assumée. Le président Ángel Haro n’avait pas caché son agacement après le prolongement du séjour du joueur en sélection nationale. Un geste perçu comme un décalage avec les impératifs du club, dans une saison où chaque détail pèse.
Sélection contre club
Entre drapeau et contrat, l’équilibre vacille. Le Léopard congolais avait choisi de célébrer la qualification au mondial avec ses coéquipiers nationaux. Mais dans l’univers professionnel, l’attachement patriotique peut entrer en collision avec les exigences de rendement immédiat.
Silence stratégique
Ni Real Betis ni Manuel Pellegrini ne se sont exprimés. Ce mutisme entretient le mystère : sanction disciplinaire, décision technique ou simple gestion interne. L’absence devient message, et le silence, langage.
Comme le disait Jorge Valdano : « Le football est un état d’âme ». Celui de Cédric Bakambu semble aujourd’hui suspendu, entre fierté nationale et incertitude en club. Car parfois, sur le terrain comme en coulisses, ce ne sont pas les défaites qui marquent le plus mais les absences qui parlent.
Didier BOFATSHI
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