À Kinshasa, Augustin Kabuya relance le débat sur la responsabilité du pouvoir. Le 7 août 2026, le secrétaire général de l’UDPS a défendu son parti. Il affirme que le bilan doit concerner toute l’Union sacrée. Sa déclaration intervient dans un contexte tendu.
Augustin Kabuya défend l’UDPS
« Ils disent que l’UDPS a échoué sous ces mandats, non ! Ce régime n’est pas de l’UDPS mais de l’Union sacrée de la Nation », a déclaré Kabuya.
Le responsable rejette une lecture qui attribue le bilan au seul parti présidentiel. Il rappelle plusieurs forces dans la plateforme qui soutient Félix Tshisekedi.
« S’ils ne veulent pas partager le bilan, qu’ils cèdent leur place », a-t-il ajouté. Cette phrase vise les partenaires de l’Union sacrée.
Un partage du coût politique
Le message porte sur la responsabilité collective. Kabuya cherche à séparer l’identité de l’UDPS du bilan du pouvoir.
Cette ligne peut préparer le terrain politique. Elle protège le parti contre une charge lourde. Elle adresse un avertissement aux alliés au pouvoir.
Une question de responsabilité
Le débat dépasse la défense partisane. Il touche à la clarté du pouvoir et à la reddition des comptes.
Montesquieu écrivait : « Pour qu’on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que le pouvoir arrête le pouvoir. » Cette pensée rappelle l’importance des limites et du contrôle.
Augustin Kabuya remet donc la responsabilité collective au centre du débat. La déclaration pose une question simple : qui assumera demain le bilan du pouvoir devant les citoyens ?
Didier BOFATSHI

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