Le retour du drapeau national

MINEMBWE, 18 juin 2026. Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) annoncent une avancée majeure dans les Hauts-Plateaux de Minembwe, au Sud-Kivu. Selon le communiqué signé mercredi 17 juin 2026 par le porte-parole des opérations Sukola 2 Sud-Kivu, le sous-lieutenant Mbuyi Kalonji Reagen, l’armée congolaise a repris le contrôle total de trois zones stratégiques : le village de Kitavi, l’agglomération d’Irundu et les positions de l’école Ugeafi.

Cette opération intervient dans un contexte de combats opposant les FARDC aux groupes armés actifs dans cette partie de l’Est de la RDC.

Une offensive pour reprendre le terrain

Dans son communiqué, le sous-lieutenant Mbuyi Kalonji Reagen affirme que « les FARDC ont repris le contrôle total du village de Kitavi, de l’agglomération d’Irundu et des positions de l’école Ugeafi », à la suite d’une riposte militaire contre les forces attribuées au M23/AFC, Twirwaneho et Red Tabara.

Cette reprise représente un enjeu stratégique. Les Hauts-Plateaux de Minembwe constituent une zone sensible, marquée depuis plusieurs années par des tensions sécuritaires et des affrontements armés.

La guerre des positions

L’armée congolaise indique également qu’après cette pression militaire, des drones en provenance du Rwanda auraient été utilisés pour bombarder l’hôpital général de Minembwe ainsi que des populations civiles. Les FARDC dénoncent cette situation et assurent poursuivre leurs opérations.

« Les FARDC restent déterminées à récupérer, des mains des ennemis, toutes les localités », précise le porte-parole des opérations Sukola 2 Sud-Kivu, évoquant notamment l’objectif de reprendre l’aérodrome de Minembwe-centre.

La paix derrière la victoire

Au-delà de la dimension militaire, cette évolution rappelle que chaque village repris représente un espoir pour les communautés déplacées et une étape vers la restauration de l’autorité de l’État.

Comme le disait le général Charles de Gaulle : « La force ne mène pas toujours au succès, mais aucune victoire durable ne se construit sans courage. »

À Minembwe, l’enjeu dépasse les positions militaires : il touche à la sécurité des populations, à la souveraineté nationale et à la capacité de l’État congolais à rétablir durablement la paix dans l’Est du pays.

Didier BOFATSHI

 

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