Les sanctions américaines contre la CPI ouvrent un front à La Haye. Mardi 18 août 2026, la Cour a dénoncé des mesures visant sa présidente. Elle affirme que ces pressions menacent l’État de droit. Pour la RDC, cette affaire rappelle une question centrale : une justice internationale peut-elle rester indépendante face aux puissances ?

Les faits à La Haye

La CPI a déclaré que les sanctions «sapent l’Etat de droit». Elle ajoute : «Lorsqu’il est fait pression sur les acteurs judiciaires pour les empêcher d’appliquer la loi, c’est l’ordre juridique international lui-même qui est mis en danger».

Le Trésor américain confirme l’existence d’un régime de sanctions lié à la CPI. Ce dispositif repose sur le décret 14203, signé en 2025.

Un conflit ancien

Washington conteste la compétence de la CPI sur les citoyens américains. Les États-Unis ne sont pas parties au Statut de Rome.

La présidente Tomoko Akane avait dénoncé ces mesures. Elle a dit que la Cour continuerait à défendre les victimes «without fear and favour». Montesquieu écrivait : «Pour qu’on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir.»

L’enjeu pour la RDC

La RDC connaît le travail de la CPI. Elle est partie au Statut de Rome.

L’enjeu caché reste : la fragilité de l’indépendance judiciaire face au pouvoir. Cette question dépasse Washington et La Haye.

Les prochaines réactions des États parties seront décisives. La crise pourrait tester la Cour.

La justice peut-elle rester libre quand la puissance entre dans le prétoire ?

Didier BOFATSHI

RFI /VFI7

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