Les exercices militaires États-Unis-Corée du Sud marquent un nouveau tournant. Le 16 août 2026, Donald Trump a annoncé une forte baisse de la participation américaine. L’annonce intervient avant Ulchi Freedom Shield, prévu du 17 au 27 août en Corée du Sud. Elle compte car ces manœuvres structurent la défense commune face à Pyongyang.

Des exercices au cœur de l’alliance

Washington et Séoul organisent cet entraînement annuel pour renforcer leur préparation. Environ 18 000 militaires sud-coréens doivent participer. Les forces travaillent sur les drones, le GPS et les cyberattaques. L’exercice vise aussi à renforcer la capacité de réponse commune face aux menaces, pour préserver leur coordination militaire sur la péninsule.

Trump invoque sa relation avec Kim

Sur Truth Social, Trump juge les exercices « coûteux » et « totalement inappropriés et hostiles ». Il invoque sa « très bonne relation » avec Kim Jong-un. Selon lui, la Corée du Nord s’est montrée « non menaçante et respectueuse ».

Le 11 août, Pyongyang avait lancé un missile balistique. Le 13 août, il avait dénoncé les manœuvres et promis de renforcer sa dissuasion nucléaire.

Un changement à suivre

L’enjeu lie dissuasion et diplomatie. L’annonce ne signifie pas une rupture de l’alliance. Le traité de défense mutuelle de 1953 reste son socle.

Washington peut ajuster ses exercices selon ses priorités diplomatiques. Clausewitz écrivait : « La guerre est la continuation de la politique par d’autres moyens. »

Les exercices militaires États-Unis-Corée du Sud resteront-ils un pilier stable de la dissuasion ?

Didier BOFATSHI

RFI / VFI7

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