Kinshasa ouvre le chantier d’un nouveau contrat

La révision du Code minier s’impose comme un tournant stratégique pour la République Démocratique du Congo. À Kinshasa, la Chambre des Mines de la FEC réunit, du 15 au 17 juillet 2026, experts, entreprises et acteurs publics pour repenser l’avenir d’un secteur essentiel. L’objectif : concilier souveraineté nationale, investissements et développement social.

La RDC possède des ressources minières parmi les plus convoitées au monde. Pourtant, le défi demeure immense : transformer cette richesse souterraine en valeur économique durable pour l’ensemble de la population.

Les minerais cherchent un nouvel équilibre

D’abord, la réforme interroge le partage des richesses issues de l’exploitation minière. L’État veut renforcer les revenus publics. Cependant, les investisseurs réclament un cadre stable et prévisible.

Ainsi, le Code minier devient le cœur d’un contrat économique entre puissance publique, entreprises et communautés locales. Comme l’explique l’économiste Joseph Stiglitz, « les ressources naturelles ne deviennent une richesse que lorsqu’elles sont correctement gérées ».

La confiance, fondation de l’attractivité

Par ailleurs, la stabilité juridique apparaît comme une condition majeure du développement minier. Selon Kasongo Bin Asor, président de la Chambre des Mines, le secteur a besoin d’un environnement « clair, stable, prévisible et cohérent ».

De son côté, Robert Malumba Kalombo, président national de la FEC, estime que « les meilleures législations sont celles qui résultent du dialogue ». Cette approche place la concertation au centre de la réforme.

Vers une mine créatrice de valeur nationale

Finalement, l’enjeu dépasse les exportations. La RDC cherche à favoriser la transformation locale, l’emploi et les infrastructures communautaires.

Comme le rappelait Nelson Mandela, « ce qui compte, ce n’est pas seulement d’avoir vécu, mais la différence que nous avons faite ». La réussite du nouveau Code minier se mesurera donc à sa capacité à faire de la mine une source de prospérité partagée.

Didier BOFATSHI

Jésus-Christ t’aime

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