À Dar es Salaam, Floribert Anzuluni présente à Samia Suluhu Hassan l’état d’avancement du processus de désarmement des FDLR. Une étape qui illustre la volonté de Kinshasa d’inscrire la question sécuritaire dans une concertation régionale plus large.
RDC–Tanzanie, FDLR et diplomatie régionale se retrouvent au cœur d’une nouvelle séquence de consultations de Kinshasa. Reçu le 6 octobre à Dar es Salaam par la présidente tanzanienne Samia Suluhu Hassan, le ministre de l’Intégration régionale Floribert Anzuluni Isiloketshi a présenté les avancées revendiquées par la RDC depuis l’officialisation, en juillet, du protocole consacré au désarmement, à la démobilisation et au cantonnement des FDLR par la sensibilisation. La rencontre intervient après des étapes à Brazzaville, Bujumbura et Kampala, donnant à cette démarche une dimension clairement régionale.
Une diplomatie régionale autour des FDLR
Selon le ministère congolais, Floribert Anzuluni était accompagné de Sumbu Sita Mambu, haut représentant du chef de l’État. À Dar es Salaam, la délégation a exposé la feuille de route de mise en œuvre du protocole et sollicité l’accompagnement de la Tanzanie.
Cette démarche s’inscrit dans un cadre plus ancien. L’accord de paix RDC–Rwanda signé à Washington le 27 juin 2025 prévoit notamment la neutralisation des FDLR et le désengagement des forces rwandaises, à travers le CONOPS intégré à l’accord.
Un processus, pas encore un aboutissement
Le point essentiel est de distinguer engagement diplomatique et résultat opérationnel. Les sources disponibles établissent que Kinshasa affirme avoir obtenu l’adhésion des FDLR au protocole et poursuit sa mise en œuvre. Elles ne permettent pas, à elles seules, de conclure à un désarmement complet ou à une disparition effective de la menace.
Le précédent des mécanismes de suivi montre d’ailleurs que l’application des engagements reste un enjeu central. En juin 2026, le mécanisme conjoint de suivi de l’accord de Washington relevait encore des difficultés d’exécution et la persistance des violences dans l’Est.
La Tanzanie, un partenaire régional
La portée de la rencontre est donc avant tout diplomatique : maintenir les partenaires régionaux informés, rechercher leur soutien et inscrire le dossier FDLR dans une architecture collective de paix et de stabilité.
Ce que l’on sait : Kinshasa poursuit ses consultations régionales et présente le protocole FDLR comme une composante de ses engagements de paix.
Ce que l’on ne peut pas encore affirmer : qu’un accord nouveau avec la Tanzanie ait été conclu ou que le processus ait déjà produit un désarmement à grande échelle.
À retenir : Dar es Salaam apparaît moins comme le théâtre d’une annonce spectaculaire que comme une nouvelle étape de la diplomatie de suivi engagée par Kinshasa.
Source : Le Ministère de l’Intégration régionale de la RDC

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