Crash de Kenge, deux officiers généraux décédés et deuil national : Félix-Antoine Tshisekedi et Denise Nyakeru Tshisekedi ont rendu visite, lundi 5 octobre, aux familles de Lucien-René Likulia Bakumi et Joseph Mutombo Katalay, disparus dans l’accident aérien du 25 septembre dans le Kwango. Le bilan officiel fait état de 17 morts. Alors que l’émotion demeure vive, l’enquête judiciaire et technique se poursuit : la boîte noire a été retrouvée et transférée à Kinshasa, sans qu’aucune cause définitive du crash n’ait encore été établie.
Les faits
Le chef de l’État et la Première Dame se sont successivement rendus aux domiciles des deux disparus. La Présidence indique que le couple présidentiel a d’abord présenté ses condoléances à la famille du lieutenant-général Lucien-René Likulia Bakumi, Auditeur général des FARDC, avant de rejoindre celle du lieutenant-général Joseph Mutombo Katalay, Premier président de la Haute Cour militaire.
Les deux officiers occupaient des fonctions centrales dans la justice militaire congolaise : l’un dirigeait le ministère public militaire, l’autre présidait la plus haute juridiction militaire.
Une justice militaire durement touchée
La disparition simultanée de ces deux responsables constitue l’un des principaux enjeux institutionnels du drame. Leur décès intervient alors que la Haute Cour militaire traitait plusieurs dossiers sensibles. Le Conseil supérieur de la magistrature avait d’ailleurs réuni ses membres au lendemain du crash pour examiner notamment les suites institutionnelles et les obsèques.
Le gouvernement avait décrété trois jours de deuil national en mémoire des 17 victimes.
Ce que l’enquête permet déjà de dire
Le crash s’est produit à Kenge alors que l’appareil effectuait la liaison Kikwit-Kinshasa. Les autorités ont ouvert des investigations judiciaires et techniques afin d’établir les circonstances et les causes précises de l’accident.
La récupération de la boîte noire constitue désormais un élément important du dossier. Son exploitation pourrait permettre de reconstituer les dernières phases du vol, mais elle ne suffit pas, à elle seule, à établir immédiatement une cause ou une responsabilité.
À ce stade, plusieurs hypothèses circulent autour des circonstances du crash, notamment sur un éventuel problème survenu en vol. Mais les informations disponibles ne permettent pas encore de transformer ces éléments préliminaires en conclusion causale.
La distinction est essentielle : un témoignage, une observation sur le site ou une donnée issue de l’enregistreur de vol constituent des éléments d’enquête ; ils ne deviennent une explication définitive qu’après leur confrontation avec les données techniques, les opérations de maintenance, les conditions du vol et les autres éléments de preuve.
Une enquête désormais déterminante
Le véritable enjeu dépasse donc l’hommage rendu aux victimes. Il consiste aussi à établir, de manière documentée, ce qui s’est passé durant les dernières minutes du vol et à déterminer si des facteurs techniques, opérationnels, humains ou environnementaux ont contribué à l’accident.
Pour l’heure, la prudence s’impose : les autorités ont confirmé le drame, le bilan et l’ouverture des enquêtes, mais les causes définitives restent à établir.
À retenir : le couple présidentiel a apporté son soutien aux familles ; 17 personnes ont péri ; deux figures majeures de la justice militaire figurent parmi les victimes ; une enquête judiciaire et technique est en cours ; la boîte noire a été récupérée, mais ses conclusions n’ont pas encore été rendues publiques.
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Source : RTNC

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