Selon une information publiée sur le site MPC et consultée par la rédaction de Voltefaceinfos7.com, le président de l’Assemblée provinciale de l’Équateur, Delssy Mata Delssy Bertrand, a été démis de ses fonctions le vendredi 17 avril 2026 à Mbandaka, chef-lieu de la province. La décision émane de la majorité des députés provinciaux à la suite d’une pétition interne. Les élus lui reprochent des faits d’outrage à l’Assemblée plénière, d’incompétence et une gestion jugée opaque des finances publiques, incluant un présumé détournement de plus de 60 millions de francs congolais. Cette destitution ouvre une nouvelle phase d’incertitude institutionnelle au sein de l’organe délibérant provincial.
Mbandaka, épicentre d’un basculement politique
C’est dans l’hémicycle provincial de Mbandaka, le vendredi 17 avril 2026, que la rupture s’est officialisée. À l’issue de concertations internes, la majorité des députés a acté la déchéance de Delssy Mata Delssy Bertrand de ses fonctions de président de l’Assemblée provinciale de l’Équateur, mettant fin à son leadership à la tête de l’organe délibérant.
Une pétition comme acte de rupture politique
Selon Clovis Elongama, rapporteur du collectif des députés majoritaires, la décision repose sur une pétition signée par plusieurs élus provinciaux. Ceux-ci invoquent des faits d’outrage à l’Assemblée plénière, d’incompétence dans la gestion institutionnelle et des accusations de mauvaise gouvernance financière. Le dossier mentionne notamment un présumé détournement de plus de 60 millions de francs congolais, en violation du règlement intérieur.
Un bureau fracturé, une majorité recomposée
Les députés signataires estiment que ces pratiques risquaient de provoquer une crise institutionnelle au sein de l’Assemblée provinciale. Ils affirment par ailleurs qu’une partie des membres du bureau s’est désolidarisée du président déchu afin de préserver le fonctionnement régulier de l’institution. Cette dynamique a consolidé la majorité ayant conduit à la destitution.
Une institution provinciale sous pression politique
La destitution du président met fin à sa capacité de représentation de l’Assemblée provinciale de l’Équateur et ouvre une période de recomposition interne. Dans un contexte politique provincial souvent marqué par des tensions récurrentes autour de la gouvernance et des finances publiques, cet épisode illustre la fragilité des équilibres institutionnels et la volatilité des alliances parlementaires locales.
Au-delà du changement de leadership, cette destitution révèle la persistance des conflits de gouvernance au sein des institutions provinciales. Comme le rappelait Alexis de Tocqueville : « Le pouvoir centralisé attire à lui toutes les affaires, mais aussi toutes les passions ». À Mbandaka, cette tension entre gestion publique et rivalités politiques laisse désormais l’Assemblée provinciale face à une nouvelle épreuve de stabilité et de légitimité.
