ONU : Macky Sall auditionné à New York, une candidature africaine divisée pour la succession de Guterres

Selon une information publiée par Africanews et consultée par la rédaction de Voltefaceinfos7.com, l’ancien président du Sénégal, Macky Sall, figure parmi les candidats auditionnés au siège des Nations unies à New York dans le cadre du processus de désignation du prochain Secrétaire général de l’ONU, en succession d’Antonio Guterres. Les auditions, organisées cette semaine devant les ambassadeurs des 193 États membres, visent à évaluer les prétendants avant la fin du mandat en cours. Macky Sall, désigné par le Burundi mais non soutenu par le Sénégal ni par l’Union africaine, doit être entendu mercredi 2026, dans un contexte de fortes divergences diplomatiques et de débats sur la représentativité africaine au sein de l’organisation.

New York, théâtre diplomatique de la succession onusienne

C’est au siège des Nations unies, à New York, que se joue une étape clé de la succession du secrétaire général Antonio Guterres, dont le mandat prendra fin le 1er janvier 2027. Depuis lundi 2026, les auditions des candidats se succèdent devant les représentants des États membres, dans un format structuré de questions-réponses visant à évaluer les profils appelés à diriger l’organisation multilatérale.

Macky Sall face à une candidature politiquement fragmentée

Ancien président du Sénégal entre 2012 et 2024, Macky Sall, également ancien envoyé spécial du Pacte de Paris pour les Peuples et la Planète, est officiellement candidat au poste. Toutefois, sa candidature est marquée par une absence de consensus africain. Désigné par le Burundi, il ne bénéficie ni du soutien de son pays d’origine ni de celui de l’Union africaine, qui regroupe 55 États membres. Cette situation traduit une rare fracture diplomatique au sein des équilibres continentaux.

Une compétition internationale dominée par les équilibres géopolitiques

La course au poste de Secrétaire général met également en lice plusieurs figures internationales, dont l’ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet, le directeur général de l’AIEA Rafael Grossi et la directrice générale de la CNUCED Rebeca Grynspan. Au-delà des profils, cette compétition reflète des enjeux de représentation régionale, de parité et de rapports de force entre blocs diplomatiques, dans un contexte où la pression en faveur d’une femme à la tête de l’ONU demeure forte.

Une audition décisive dans un système multilatéral sous tension

Prévu pour être auditionné mercredi 2026, Macky Sall s’inscrit dans un processus où chaque candidature est soumise à un exercice d’évaluation publique de trois heures. Cette étape, bien que consultative, constitue un moment déterminant dans la construction des équilibres diplomatiques en vue de la nomination finale. Comme le rappelait Kofi Annan : « Les Nations unies ne peuvent être fortes que si ses États membres décident de les rendre fortes ».

Alors que s’ouvre une séquence cruciale pour l’avenir du multilatéralisme, la candidature de Macky Sall met en lumière les contradictions d’un système où la légitimité ne repose pas uniquement sur l’expérience, mais aussi sur les équilibres politiques et diplomatiques. Comme le soulignait Dag Hammarskjöld : « L’ONU n’a pas été créée pour nous conduire au paradis, mais pour nous éviter l’enfer ». À New York, cette audition dépasse le cadre individuel et devient un révélateur des fractures de la gouvernance mondiale.

Didier BOFATSHI

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