Selon une information publiée sur le site L’Opinion Info et consultée par la rédaction de Voltefaceinfos7.com, l’Alliance des Forces Démocratiques du Congo (AFDC) dénonce des retards dans la mise en œuvre des résolutions issues de son dernier congrès tenu en mars 2026. Par la voix de son communicateur Yvon Yanga, le parti de Modeste Bahati évoque l’existence d’une « main noire » qu’il soupçonne d’entraver leur validation au niveau du ministère de l’Intérieur. Le parti affirme que ces résolutions, adoptées à l’unanimité par les différentes composantes de la formation politique, ont été transmises pour prise d’acte, dans un contexte interne déjà marqué par des tensions et des exclusions de cadres.
Un congrès présenté comme consensuel à forte participation
Réuni en mars 2026 à Kinshasa, le congrès de l’AFDC est présenté par la direction du parti comme un moment de forte mobilisation interne. Selon Yvon Yanga, communicateur de la formation politique, plus de 250 membres du collège des fondateurs, plus de 300 secrétaires nationaux ainsi que des députés nationaux, provinciaux et sénateurs auraient participé à la désignation consensuelle de la direction, reconduisant le professeur Modeste Bahati Lukwebo à la tête du parti.
Des résolutions en attente de validation administrative
Le parti indique avoir transmis les résolutions du congrès au ministère de l’Intérieur pour formalisation. Toutefois, leur non-validation à ce jour est perçue en interne comme un blocage administratif aux relents politiques. « Il était question après la tenue du congrès de déposer les résolutions pour que le ministère prenne acte », a expliqué Yvon Yanga, s’interrogeant sur l’origine de ce retard qu’il juge anormal.
La thèse d’une “main noire” au cœur du discours politique
Dans son argumentaire, l’AFDC évoque l’existence d’une « main noire » et dénonce un « acharnement politique ». Une formule qui traduit une lecture politisée d’un différend administratif. Le parti affirme néanmoins rester confiant, estimant que le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur pourrait rétablir la situation après vérification des informations en sa possession.
Un climat interne déjà fragilisé par des exclusions
Cette prise de position intervient dans un contexte interne sensible, marqué par la radiation de deux cadres du parti, Otto Bahizi et Patrick Munyomo Basilwango, accusés de rébellion interne et de violation des statuts. Ces exclusions, combinées aux tensions actuelles autour des résolutions du congrès, traduisent une recomposition interne où discipline partisane et contestations de leadership s’entrecroisent.
Au-delà du différend administratif, cette situation met en lumière les tensions récurrentes entre dynamiques internes des partis politiques et mécanismes institutionnels de reconnaissance. Comme le rappelait Giovanni Sartori : « Les partis politiques vivent de leur organisation autant que de leur idéologie ». Dans le cas de l’AFDC, la contestation actuelle révèle surtout la fragilité des équilibres internes face aux procédures administratives et aux jeux d’influence politiques.
