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L’appel qui résonne à Kinshasa
Depuis le Conseil de sécurité des Nations Unies, le vendredi 26 juin 2026, le chef de la MONUSCO, James Swan, a lancé un message politique fort à Kinshasa. Face aux tensions autour du débat constitutionnel et aux fractures qui traversent la société congolaise, il a appelé les acteurs nationaux à construire un dialogue inclusif, dans le respect des libertés fondamentales. « Chaque partie prenante doit pouvoir s’exprimer dans un cadre pacifique et sécurisé », a-t-il déclaré.
Le fragile pont du consensus
L’appel onusien dépasse la simple ouverture d’une table de discussions. Il révèle une urgence : préserver l’espace civique avant que les divergences politiques ne deviennent des lignes de rupture. James Swan a exhorté « l’ensemble des acteurs congolais à s’accorder sur les modalités d’un dialogue national inclusif ». Une exigence qui rappelle cette pensée de Hannah Arendt : « Le pouvoir naît lorsque les hommes agissent ensemble ».
Ainsi, la démocratie congolaise se trouve face à son propre miroir : celui d’un pays appelé à choisir la concertation plutôt que la confrontation.
La sécurité, l’autre visage de la paix
Par ailleurs, la MONUSCO a salué la création d’une commission nationale chargée de superviser la réforme du secteur de sécurité ainsi que l’élaboration de la première politique nationale de sécurité. Cette avancée intervient alors que 156 anciens combattants liés au FDLR et à d’autres groupes armés étrangers ont été rapatriés au Rwanda avec leurs dépendants.
Ces actions traduisent une réalité : la paix ne se construit pas uniquement avec des armes déposées, mais aussi avec des institutions renforcées.
L’avenir suspendu à la parole
Derrière ce message de l’ONU se cache une interrogation majeure : la RDC saura-t-elle transformer la crise en opportunité historique ? La réponse dépendra de la capacité des acteurs à protéger la liberté, le dialogue et l’intérêt national.
Comme le rappelait Kofi Annan : « Il n’y a pas de développement sans paix, ni de paix sans développement ». Car, au-delà des discours, une nation se mesure à sa capacité d’écouter ses voix différentes. « La paix n’est pas seulement l’absence de guerre, elle est la présence de la justice », écrivait Martin Luther King. C’est désormais cette promesse que Kinshasa est appelée à faire vivre.
Didier BOFATSHI

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