
Le gouvernement de la République Démocratique du Congo a présenté un plan national de sécurité routière destiné à réduire les accidents de la circulation et les pertes en vies humaines. Présenté lors de la 85ᵉ réunion du Conseil des ministres par le Vice-premier ministre en charge des Transports, le dispositif s’inscrit dans une directive du président Félix Tshisekedi visant à réduire de moitié les décès routiers d’ici 2030, à travers une réforme globale des comportements, des infrastructures et du cadre légal.
Les routes comme champ de bataille invisible
Chaque année, les routes congolaises deviennent le théâtre d’une tragédie diffuse mais persistante. Le plan gouvernemental part d’un constat central : l’accumulation de facteurs de risque état des véhicules, insuffisance de régulation, comportements imprudents alimente une mortalité routière jugée alarmante par les autorités.
Réécrire les règles de circulation
Parmi les mesures annoncées figurent l’actualisation du code de la route et le renforcement du dispositif de contrôle. L’objectif est double : moderniser l’arsenal juridique et transformer les comportements sociaux afin de rendre les pratiques dangereuses progressivement inacceptables.
Prévenir par l’éducation et l’infrastructure
Le plan insiste également sur l’éducation routière et la sensibilisation des usagers. En parallèle, la modernisation des infrastructures routières est présentée comme un levier essentiel pour réduire les risques et sécuriser les déplacements à travers le pays.
Une ambition chiffrée à horizon 2030
Le gouvernement fixe un objectif clair : réduire de 50 % les décès liés aux accidents de la route d’ici 2030. Cette ambition traduit une volonté de transformer la sécurité routière en priorité nationale, intégrant prévention, régulation et investissements structurels.
Au-delà des textes et des annonces, c’est une transformation profonde de la culture de la route qui est visée. Comme le rappelait Kofi Annan, « la sécurité est la première condition du développement humain ». Et dans ce combat discret mais vital, l’enjeu est simple : faire de la route non plus un risque quotidien, mais un espace de vie protégé.
Didier BOFATSHI
ACP / VFI7, voltefaceinfos7.com