Après la condamnation de Julienne Mpemba, Kinshasa veut désormais agir sur le sort des enfants concernés.

Kinshasa, 17 septembre 2026. Le Gouvernement congolais annonce son accompagnement dans les démarches visant le rapatriement d’enfants congolais concernés par des procédures d’adoption illégales en Belgique. Le ministre des Droits humains, Samuel Mbemba Kabuya, l’a réaffirmé jeudi à l’avocat Théodore Ngoy.

Rapatriement des enfants congolais : l’engagement de Kinshasa

Selon le ministère, Me Théodore Ngoy a présenté plusieurs dossiers relatifs à des violations présumées des droits humains. Il a notamment évoqué le cas d’un enfant congolais qui aurait été enlevé à Kinshasa avant son transfert en Belgique.

« Le ministre Samuel Mbemba a réaffirmé, jeudi 17 septembre 2026, l’engagement du Gouvernement congolais à accompagner les démarches visant au rapatriement des enfants congolais victimes de procédures d’adoption illégales en Belgique », indique la note officielle.

L’avocat a demandé l’implication des autorités congolaises pour permettre le retour de l’enfant. Il a aussi signalé d’autres situations similaires. Le ministre a assuré l’accompagnement du Gouvernement dans les démarches nécessaires.

De la condamnation à la prise en charge des victimes

Le dossier renvoie à Julienne Mpemba. La justice belge l’a condamnée à dix ans en première instance. La cour d’appel de Liège l’a ensuite condamnée à quatorze ans en février 2026.

Cette condamnation établit une étape judiciaire. Elle ne règle pas, à elle seule, le devenir des enfants. Leur identité, leur filiation, leur situation familiale et leur statut juridique peuvent encore nécessiter des démarches.

John Rawls écrivait : « La justice est la première vertu des institutions sociales. » Dans ce dossier, cette pensée donne une clé de lecture précise : la justice ne s’arrête pas à la sanction. Elle se mesure aussi à la capacité des institutions à protéger les victimes après le jugement.

Une responsabilité qui dépasse les frontières

L’enjeu devient donc bilatéral. Kinshasa et Bruxelles doivent coordonner leurs démarches dans le respect du droit et de l’intérêt supérieur de chaque enfant.

Pour l’heure, le Gouvernement annonce un accompagnement. Le retour effectif des enfants reste une étape distincte. C’est cette différence entre engagement annoncé et résultat réalisé qui devra désormais être suivie.

La question centrale reste alors ouverte : comment transformer une condamnation judiciaire en protection durable pour les enfants concernés ?

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