À Bruxelles, le président de l’Assemblée nationale veut renforcer la réponse internationale aux crimes commis dans l’Est de la RDC.

Le 9 septembre 2026, Aimé Boji Sangara a rencontré à Bruxelles Johan Borgstam puis Younous Omarjee. Selon la Cellcom de l’Assemblée nationale, il a plaidé pour une justice internationale contre les auteurs des crimes commis en RDC. Il a aussi défendu la traçabilité des minerais et un partenariat RDC-UE davantage orienté vers les résultats.
Justice internationale : une demande qui change d’échelle
Selon le compte rendu de la Cellcom, Aimé Boji a demandé à l’Union Européenne de contribuer à « la mise en place d’une justice internationale capable de poursuivre et de juger les auteurs de ces crimes, afin de mettre définitivement fin à l’impunité ».
Cette demande intervient après la résolution 2773 du Conseil de sécurité, adoptée le 21 février 2025. Le texte condamne l’offensive du M23 et appelle notamment au retrait des forces rwandaises de la RDC.
En juin 2026, la résolution 2825 a renouvelé le régime de sanctions et prolongé le mandat du Groupe d’experts.
Le message de Bruxelles vise donc une étape supplémentaire : transformer les condamnations internationales en mécanismes de responsabilité.
Martin Luther King Jr. écrivait : « L’injustice, où qu’elle se trouve, menace la justice partout. » Cette pensée éclaire l’enjeu : documenter un crime ne suffit pas. Encore faut-il établir les responsabilités selon le droit.
Sécurité, minerais et développement
Aimé Boji a également demandé une meilleure traçabilité des minerais pour réduire le financement des groupes armés. Cette question rejoint les préoccupations du Conseil de sécurité sur l’exploitation illégale des ressources.
Johan Borgstam a, selon le compte rendu congolais, réaffirmé la position européenne sur la souveraineté et l’intégrité territoriale de la RDC.
Le même fil diplomatique apparaît dans la visite de Félix Tshisekedi à Yad Vashem en septembre 2026. La mémoire, la justice et la coopération deviennent ainsi des dimensions visibles de la diplomatie congolaise.
Le véritable test reste la mise en œuvre
Les rencontres de Bruxelles constituent une démarche diplomatique. Elles ne prouvent pas encore la création d’un mécanisme judiciaire international.
La portée réelle de cette démarche se mesurera désormais à sa capacité à transformer les engagements diplomatiques en résultats concrets.
La question reste donc entière : la communauté internationale transformera-t-elle ces engagements en mécanismes capables de produire justice, sécurité et développement ?
Votre avis nous intéresse. Réagissez et participez au débat dans l’espace « Laisser un commentaire ».

Jésus-Christ t’aime
