
Une vive tension secoue la route Elengesa, dans la commune de Makala à Kinshasa, après qu’un militaire des FARDC en mission d’escorte a ouvert le feu sur deux motocyclistes. L’un est mort sur place, l’autre grièvement blessé a été évacué vers l’hôpital Kimbuta. En réaction, des conducteurs de motos en colère ont érigé des barricades, incendié des pneus et paralysé totalement la circulation. La situation reste volatile, malgré l’intervention des forces de l’ordre.
Un tir fatal qui embrase Elengesa
Selon les premières informations, le drame s’est produit entre les avenues Mbumbu et By-pass. Un militaire en mission d’escorte a fait usage de son arme contre deux motocyclistes. L’un a succombé immédiatement, tandis que le second, touché à la tête, a été transporté en urgence dans un état critique.
Colère des motocyclistes et chaos urbain
À peine la nouvelle connue, les motocyclistes se sont massivement mobilisés. Des barricades ont été dressées, des pneus incendiés et une jeep réduite en cendres. La route Elengesa est devenue le théâtre d’une colère populaire incontrôlée, bloquant totalement la circulation dans cette zone stratégique de la capitale.
Intervention policière sous tension
La police est intervenue pour tenter de rétablir l’ordre, sans succès dans un premier temps face à une foule déterminée. Dans la confusion, un policier déployé sur les lieux a été enlevé. « On ne sait toujours pas où il est passé », a confié un agent rencontré sur place, illustrant le niveau de désorganisation et de tension extrême.
Fuite du militaire et déploiement de la police militaire
Le militaire impliqué dans la fusillade a pris la fuite, selon plusieurs sources. Face à l’escalade de la situation, des éléments de la Police militaire ont été déployés en renfort pour contenir les débordements. Le corps de la victime a été évacué sous haute tension, sous les jets de pierres d’une population en colère.
Un climat sécuritaire sous pression
Cet incident ravive les inquiétudes autour des bavures impliquant des hommes en uniforme et de la gestion des escortes armées en milieu urbain. Il intervient dans un contexte où la cohabitation entre forces de sécurité et civils reste fragile dans plusieurs communes de Kinshasa.
À Elengesa, une étincelle a suffi pour embraser toute une artère. « Quand la confiance disparaît, la moindre violence devient une explosion », rappelle une lecture sociopolitique des crises urbaines. Et comme l’écrivait Thomas Hobbes : « Là où il n’y a pas de pouvoir commun, il n’y a pas de loi » une réflexion qui résonne dans cette scène de désordre à ciel ouvert.
DBE