Les idées qui font tomber les murs

Kinshasa, 26 juin 2026. Plus qu’une cérémonie de lancement du Projet d’Appui aux Centres de Promotion Sociale (PACPS), la rencontre organisée à l’Institut National de Recherche Biomédicale (INRB), dans la commune de la Gombe, a été dominée par deux panels stratégiques qui ont placé l’insertion professionnelle des jeunes au centre du débat. Porté par l’ASBL Entre Terre et Ciel (ETEC Environnement), en partenariat avec la Division Urbaine des Affaires Sociales (DUAS), le projet ambitionne d’accompagner plus de 4.100 jeunes vulnérables, dont 61 % de filles, vers une autonomie économique durable.

Quand la formation rencontre l’entreprise

Le premier panel, « Institutionnel et académique : structurer les passerelles d’insertion », a constitué le moment fort de la journée. Universitaires, responsables publics et acteurs économiques ont convergé sur une même conviction : la formation ne produit ses effets que lorsqu’elle débouche sur un emploi. Les intervenants ont plaidé pour un dialogue permanent entre les Centres de Promotion Sociale, les établissements de formation et les employeurs afin d’adapter les compétences aux exigences du marché du travail. « L’insertion professionnelle ne peut être efficace sans une coordination permanente entre les établissements de formation, les pouvoirs publics et le secteur privé », ont-ils insisté. Cette réflexion rejoint celle de Nelson Mandela : « L’éducation est l’arme la plus puissante pour changer le monde. »

Des femmes qui déplacent les frontières

Le second panel, « Femmes des métiers et entrepreneuriat : du savoir technique au leadership sur le terrain », a donné une voix à celles qui ont transformé leur métier en instrument de liberté économique. À travers leurs témoignages, les intervenantes ont démontré que les compétences techniques peuvent devenir un puissant levier de leadership, d’entrepreneuriat et d’émancipation. Elles ont invité les jeunes, particulièrement les filles, à dépasser les barrières psychologiques et les stéréotypes pour bâtir leur propre avenir professionnel. Comme le rappelait Pierre Bourdieu, « Le capital culturel ne produit ses effets que lorsqu’il peut être converti en d’autres formes de capital. »

Des débats aux actes

Au-delà des échanges, ces deux panels ont esquissé une feuille de route fondée sur la coopération entre les institutions, les entreprises et les partenaires du développement. Ils ont montré que l’avenir de l’emploi des jeunes en République Démocratique du Congo dépendra moins des discours que de la capacité à transformer les compétences en opportunités concrètes. En écho aux travaux, la pensée d’Edgar Morin prend tout son sens : « Il faut apprendre à relier les savoirs. » À Kinshasa, ces panels n’ont pas seulement ouvert un débat ; ils ont dessiné les contours d’un avenir où la formation devient enfin la première porte vers l’emploi.

Didier BOFATSHI

Jésus-Christ t’aime

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