
L’aube d’une renaissance
À Kinshasa, ce vendredi 26 juin 2026, la salle de réunion de l’Institut National de Recherche Biomédicale (INRB), à la Gombe, est devenue le théâtre d’un engagement majeur en faveur de l’emploi des jeunes. Porté par l’ASBL ETEC Environnement, en partenariat avec la Division Urbaine des Affaires Sociales (DUAS), le Projet d’Appui aux Centres de Promotion Sociale (PACPS) a officiellement dévoilé sa feuille de route pour accompagner plus de 4.100 jeunes vulnérables vers une insertion socio-professionnelle durable. Derrière cette initiative se dessine une ambition : faire de la vulnérabilité un tremplin plutôt qu’une fatalité.
Quand l’ombre cherche la lumière
Placée sous le thème « De l’ombre à la lumière : mon parcours et mon insertion professionnelle », la rencontre a mis l’accent sur le mentorat, la confiance en soi et l’autonomisation, particulièrement des jeunes filles qui représentent 61 % des bénéficiaires. « Le développement consiste à élargir les libertés réelles dont jouissent les individus », écrivait Amartya Sen. Le PACPS épouse cette vision en ouvrant des passerelles entre formation, entrepreneuriat et emploi.
Le pari des bâtisseurs
En ouvrant la cérémonie, Eric Mukuna a rappelé les enjeux du projet avant que Joachim Nsomue et Nelson Mahilu ne présentent la feuille de route. Celle-ci vise à sensibiliser les partenaires institutionnels, diplomatiques et économiques afin de renforcer durablement les Centres de Promotion Sociale. La présence de Lucie Kanku et de Mushiya Kabeya illustre cette volonté de fédérer les énergies autour d’une même cause.
Au-delà des promesses
L’enjeu dépasse le lancement d’un programme : il interroge la capacité collective à transformer des engagements en emplois durables. Comme le rappelait Victor Hugo, « Ouvrir une école, c’est fermer une prison. » Demain, le succès du PACPS ne se mesurera ni aux discours ni aux cérémonies, mais aux destins reconstruits. Car, selon Paulo Freire, « personne ne se libère seul ; les hommes se libèrent ensemble. » Dans cette lumière naissante, Kinshasa écrit peut-être l’une des plus prometteuses pages de son avenir social.
Didier BOFATSHI

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